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Manuel Valls et François Hollande, le 26 août 2014.
Manuel Valls et François Hollande, le 26 août 2014.
©Reuters

Valls II

Remaniement : un gouvernement à la fois libéral et libertaire

Huit changements à noter dans le nouveau gouvernement, présenté mardi 26 août au soir par Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Elysée : Najat Vallaud-Belkacem et Fleur Pellerin prennent du galon, mais la principale surprise est signée Emmanuel Macron...

  • Jean-Pierre Jouyet a présenté le nouveau gouvernement mardi 26 août, au lendemain de la démission du gouvernement Valls I
  • Emmanuel Macron, qui fut banquier d'affaires chez Rothschild, a été nommé ministre de l'Economie
  • Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti ne sont plus dans la nouvelle équipe gouvernementale
  • Le Premier ministre Manuel Valls demandera un nouveau vote de confiance en septembre ou en octobre
  • Avant son départ de Bercy, Arnaud Montebourg avait regretté, lundi 25 août, le "coulage de l'économie"
  • François Hollande devra composer habilement pour conserver une majorité à l'Assemblée nationale

>> Retrouvez la composition intégrale du nouveau gouvernement Valls II

12h00 : Sortie du conseil des ministres

Deux heures après le début de ce premier conseil des ministres du gouvernement Valls II, les ministres commencent à en sortir. Pas de sortie groupée, mais des départs au compte-goutte, sans arrêt ou très brièvement devant les journalistes présents dans l'enceinte du palais de l'Elysée.

11h45 : Hollande met en garde ses ministres

Dès ce premer conseil des ministres du gouvernement Valls II, François Hollande a tenu à mettre les points sur les "i" : "On ne joue pas individuel", a-t-il prévenu. "Le gouvernement c'est aussi l'efficacité pour améliorer la vie de nos compatriotes. (...) Il y a des débats entre nous, c'est nécessaire, mais ils doivent avoir lieu en conseil des ministres et dans les réunions du gouvernement", rapporte bfmtv.com.

11h30 : Un gouvernement libéral et libertaire

Pour Benoit de Valicourt, consultant en communication et observateur de la vie politique, François Hollande et Manuel Valls ont confirmé que l’Exécutif est libéral et libertaire, mardi soir, en présentant le nouveau gouvernement de la France, et explique pourquoi :

"Libéral parce que le programme commun de Mitterrand et Marchais n’est qu’un vague souvenir d’une époque révolue où les démocraties populaires n’arrivaient plus à convaincre du rôle interventionniste de l’Etat dans l’économie. Libéral parce que l’Etat n’a plus les moyens d’embaucher et que seules les entreprises et leurs salariés peuvent créer de la richesse. Libéral parce que la mondialisation impose d’être compétitif pour favoriser notre commerce extérieur et que nous ne pouvons pas tous porter des marinières et rouler en Renault ! Le pragmatisme économique n’est pas une théorie du capitalisme sauvage mais l’expression d’un libéralisme social, il était temps de s’en rendre compte.

Libertaire, François Hollande l’assume, cela correspond à l’idéologie bienpensante de la gauche car comme l’ont dit d’autres avant moi, cela se mérite d’être de gauche, il faut être un intellectuel, il faut du courage et de la culture ! Libertaire, c’est imaginer une société où chacun est libre de façon égalitaire, c’est un concept qui promeut la parité des sexes, qui nie le principe d’autorité et qui estime que l’Etat ne doit pas se mêler de tout car la liberté du citoyen de pouvoir choisir sa destinée est plus grande que tout. C’est donc en toute logique que François Hollande, Président libertaire, confie au gouvernement le soin de légiférer, donc d’imposer des règles et des principes d’autorité à l’organisation sociale du pays, pour que chacun puisse se marier quel que soit son sexe ou que chaque enfant puisse bénéficier d’un principe d’égalité sans tenir compte de son genre. Si libertaire est la contraction de libéral et égalitaire, c’est aussi la contraction de liberté et autoritaire, une belle utopie dichotomique !

Et si ça marchait ?"

11h25 : Montebourg ne briguera pas la présidence du CG71

Que va faire l'ancien ministre de l'Economie, qui, contrairement à Aurélie Filippetti et Benoit Hamon ne dispose pas de mandat parlementaire ? Comme le rapporte bfmtv.com, celui-ci doit annoncer d'ici 48 heures qu'il ne souhaite pas briguer la présidence du conseil général de Saône-et-Loire. Actuellement, ce poste de conseiller général est son seul mandat électoral.

10h55 : Le Foll défend le choix de Hollande et Valls

Dans la lignée de Laurent Fabius et de Jean-Marie Le Guen, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a défendu ce matin, face à Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV, les choix du président de la République et du Premier ministre. 

10h40 : Chatel demande à Vallaud-Belkacem de lever des ambiguïtés

L'ancien ministre de l'Education et actuel secrétaire général de l'UMP trouve que la nomination de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l'Education nationale, en tant que 1re femme à y accéder, est un beau symbole. Mais, il l'invite à "lever certaines ambiguïtés" notamment sur "la théorie du genre". Alors ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem fut une fervente défenseuse des ABCD de l'égalité, qui devaient lutter contre les stéréotypes filles-garçons à l'école.

10h35 : La photo de famille du nouveau gouvernement annulée

Les ministres et secrétaires d'Etat ne feront pas de photo de famille à l'issue du conseil des ministres contrairement à ce qu'y avait été annoncé, assure BFMTV

10h30 : L'EELV De Rugy voit dans l'arrivée de Macron "un signe de repli"

Pressenti pour intégrer le gouvernement Valls II – ce qui ne fut finalement pas le cas – le député de Loire-Altantique François de Rugy était resté discrèt ces derniers jours. Jusqu'à ce mercredi matin. Sur iTélé, ce dernier a confirmé avoir eu des contacts avec Manuel Valls. Concernant l'arrivée d'Emmanuel Macron au sein de l'équipe exécutive, le député EELV explique que "voir que le nouveau ministre de l'Economie est l'ancien conseiller du Président, c'est un signe de repli".

10h15 : Le président du Sénat salue la nouvelle équipe gouvernementale

Le président PS du Sénat Jean-Pierre Bel vient de saluer, dans un communiqué, la nomination d'un gouvernement "cohérent et rassemblé" et d'une équipe "de qualité, diverse, qui respecte le principe de parité".

10h00 : Les ministres arrivent à l'Elysée pour le 1er conseil des ministres

09h45 : Bachelot égratigne Macron (mais pas pour ses opinions économiques)

L'ancienne ministre UMP de Nicolas Sarkozy, qui doit suivre le discours d'intronisation d'Emmanuel Macron, trouve que le nouveau ministre de l'Economie a des progrès à faire en matière de communication.

09h30 - Macron poursuivra le "redressement productif"

Clin d'oeil à son prédécesseur pour entamer une transition en douceur, Emmanuel Macron, dans son discours de prise de fonction, a assuré qu'il poursuivra son travail de "redressement productif". "Au fond, nous sommes deux hommes de convictions qui appartiennent à la même famille [...] Je veux donner de l'oxygène à Bercy, on fonctionnera en équipe, avec Michel Sapin, on aura une voix unique", a-t-il expliqué.
 

09h20 : Passation de pouvoirs à Bercy

Arnaud Montebourg vient de passer officiellement le relais à Emmanuel Macron, nouveau ministre de l'Economie. Dans son discours, il a remercié "l'équipe de France du made in France", c'est-à-dire ses collaborateurs et ses partenaires. "Il faut savoir quitter la scène quand on ne sait pas jouer plus longtemps la comédie" a-t-il lancé. 

Lors de son discours, Arnaud Montebourg a expliqué que "les convictions comptent [...] Je sais que l'esprit du made in France continuera à souffler sur Bercy."

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