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Barack Obama a fait vendredi sa première déclaration à la presse après l'acquittement de George Zimmerman, le vigile qui avait abattu l'adolescent noir Trayvon Martin en 2012.
Barack Obama a fait vendredi sa première déclaration à la presse après l'acquittement de George Zimmerman, le vigile qui avait abattu l'adolescent noir Trayvon Martin en 2012.
©Reuters

Cicatrices du passé

Racisme : "il y a 35 ans, j'aurais pu être Trayvon Martin", affirme Barack Obama

Le président américain s'est exprimé vendredi, une semaine après l'acquittement de George Zimmermann, accusé d'avoir abattu en février 2012 Trayvon Martin, un adolescent noir.

L'intervention n'était pas prévue. Barack Obama s'est présenté vendredi devant les journalistes, dans la salle de presse de la Maison blanche. "Il y a 35 ans, j’aurais pu être Trayvon Martin", a d'emblée affirmé le président américain. Il a ensuite salué "l’incroyable dignité" des parents de l’adolescent noir tué en février 2012 en Floride par George Zimmerman, qui a été acquitté samedi. 

Le premier président noir des Etats-Unis a aussi appelé à réduire la "défiance" entre les Afro-Américains et la police, indiquant qu’il souhaitait un examen des législations locales sur la légitime défense, comme celle appliquée en Floride. Adoptant un ton très personnel, Barack Obama a dit ne pouvoir "imaginer ce que traversent" les parents du jeune homme. Il a aussi estimé que le procès de Zimmerman avait été juste et qu’un verdict avait été rendu par un jury souverain, rapporte l'AFP.

"La communauté afro-américaine observe ces questions à travers un ensemble d'expériences, et une histoire qui ne disparaît pas. Il y a très peu d'hommes afro-américains qui n'ont pas vécu l'expérience d'être suivis [par des vigiles] dans un grand magasin où ils faisaient leurs courses. Cela a été mon cas", a souligné le président américain. "La communauté afro-américaine sait aussi qu'il existe une histoire de disparités raciales dans l'application de nos lois pénales", a-t-il remarqué. "Et cela finit par avoir des conséquences sur la façon dont les gens interprètent l'affaire" criminelle.

Lu sur Le Point

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