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Quand les migrants délogent les CRS de leur hôtel
©PHILIPPE HUGUEN / AFP

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Quand les migrants délogent les CRS de leur hôtel

Mardi 19 septembre, des policiers chargés de l'évacuation du camp de migrants de Grande-Synthe ont découvert que leur hôtel était occupé par les réfugiés qu’ils avaient délogés le matin même.

Mardi 19 septembre, la police est intervenue à Grande-Synthe (Nord) pour évacuer le camp de migrants qui s'était installé non loin de Calais, là où la jungle avait été évacuée en octobre 2016. Entre 350 et 400 personnes s'y trouvaient. Mais alors qu'ils devaient être redirigés vers des centres d'accueil, certains ont été logés dans le même hôtel que des CRS qui se sont occupés de leur évacuation un peu plus tôt dans la journée, rapportent la Voix du Nord ce mercredi 20 septembre. Surpris, ils ont alors prévenu leurs syndicats, refusant de dormir dans le même endroit que ces migrants, notamment pour des raisons de sécurité.

"C’était une situation intenable pour les CRS"

"Si on avait su, on aurait escorté directement les migrants à l’hôtel, plutôt que d’affréter des bus privés pour les acheminer", fustige auprès du quotidien régional Christophe Canon, délégué du syndicat UNSA pour les CRS. "C'est un couac dans l'organisation de la préfecture", explique le syndicaliste, contacté également par franceinfo. Selon Christophe Canon, la préfecture aurait été prise de cours devant le nombre de migrants. N'ayant pas de places suffisantes dans les centres d'accueil, elle a décidé de les loger dans l'hôtel de Rouvignies.

"Évidemment, c’était une situation intenable pour les CRS. Il a fallu monter au créneau pour trouver un nouvel hôtel aux collègues", précise le syndicaliste dans la Voix du Nord. In fine, les fonctionnaires ont été relogés par le service logistique de la police dans un autre établissement, indique franceinfo. "Nous allons demander à notre hiérarchie et à la préfecture de prendre des mesures afin que cela ne se reproduise pas", confie à franceinfo Christophe Canon. 

Lu sur La Voix du Nord

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