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Un marathon couru au Qatar en 2006.
Un marathon couru au Qatar en 2006.
©REUTERS/Issei Kato

A marche forcée

Qatar : des travailleurs migrants forcés à courir un marathon... en tongs

Les organisateurs voulaient battre le record du plus grand nombre de participants à une course.

Voici une information qui ne risque pas d'améliorer l'image du Qatar. Selon des informations du DailyBeast et du Telegraph, le richissime petit émirat a forcé des travailleurs immigrés, principalement d'Asie du Sud-est, à participer sans équipement adéquat au "MegaMarathon", une épreuve disputée dans ce pays aux températures très élevées. La course était organisée à Doha, capitale du Qatar, vendredi 27 mars.

Sur la ligne de départ, certains participants ont eu la surprise de voir des personnes concourir en "jean et en tongs", sans aucun équipement idoine pour une telle épreuve. Ces "coureurs" seraient tout simplement des travailleurs migrants que le gouvernement qatari aurait obligé à courir pour faire gonfler les chiffres de l'épreuve. Plusieurs d'entre eux auraient voulu interrompre la course avant l'arrivée mais en auraient été empêchés par les responsables du marathon.

"Je ne suis malheuresement pas choqué", souligne Nicholas McGeehan, un spécialiste du Qatar, travaillant pour l'ONG Human Rights Watch. "Le gouvernement qatari a une politique insidieuse de discrimination envers les travailleurs migrants".

Les organisateurs du marathon avait dépêché des représentants du Guiness Book, espérant battre le record du plus grand nombre de participants à un marathon, fixé à 50 000 personnes. Malgré leurs efforts, ils n'ont pu faire venir que 35 000 participants. Une déception qui a provoqué un ubuesque arrêt de la course avant l'arrivée. "C'est un des événements les plus désorganisées et les plus chaotiques auquel j'ai eu le déplaisir de participer", a affirmé, grinçant, un des participants au journal Doha News.

Selon des chiffres du Guardian, un travailleur immigré meurt chaque jour au Qatar, des suites des travaux titanesques entrepris pour accueillir la Coupe du monde de football en 2022.

Lu sur The Daily Beast

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