Protection de l'enfance : le Défenseur des droits, Dominique Baudis, pousse un coup de gueule | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Protection de l'enfance : le Défenseur des droits, Dominique Baudis, pousse un coup de gueule
©

Avertissement

Protection de l'enfance : le Défenseur des droits, Dominique Baudis, pousse un coup de gueule

Revenant sur l'affaire des deux frères maltraités qui vivaient depuis trois ans dans une cave insalubre, il a fait des recommandations pour mieux suivre les enfants.

L'affaire avait ému jusqu'aux ors de la République. L'an dernier, on apprenait la maltraitance de deux frères âgés de 12 et 9 ans. Les deux enfants vivaient depuis plus de trois ans dans une cave insalubre à Pavillons-sous-bois (Seine-Saint-Denis) alors même qu'ils étaient suivis depuis 2008 par les services de protection de l'enfance. Les deux victimes étaient aussi  régulièrement frappées et privés de nourriture. Il avait fallu que l'aîné se rende au commissariat pour que leur calvaire se termine. Près d'un an après les faits, Dominique Baudis, le Défenseur des droits, est revenu sur cette affaire. S'il n'a pas mis en cause les services sociaux, il a toutefois émis, ce vendredi, quelques recommandations pour mieux suivre les enfants. 

"Si l’implication et l’important travail des professionnels autour de cette famille ne sont pas remis en cause, il n’en reste pas moins que certaines recommandations peuvent être faites quant au suivi des enfants sur la période considérée", estime le Défenseur des droits qui s’était saisi de cette affaire, très médiatisée.  Dans le rapport, que Le Figaro a pu consulter, Dominique Baudis s'étonne également que "les visites aient été si peu fréquentes sur cinq années d'accompagnement éducatif".

Mais ces visites n’avaient pas permis de constater l’état d’insalubrité de la pièce où dormaient les enfants, les enquêteurs ne l'ayant constaté qu’en avril 2013. Les visites n'avaient pas non plus permis aux services sociaux de se rendre compte du régime préférentiel dont bénéficiaient les enfants de la compagne du père, avec des repas différents et des jouets quand leurs demi-frères n’en avaient pas.

Dans son rapport, Dominique Baudis relève aussi des lacunes dans la transmission des informations et la communication entre les différents acteurs chargés de veiller sur les enfants. Parmi ses recommandations, le Défenseur suggère que le juge des enfants "envisage la possibilité d’auditionner les professionnels ou membres de la famille en contact régulier avec les enfants". Dominique Baudis souhaite aussi que les travailleurs sociaux organisent des visites plus régulières, y compris de la chambre des enfants, et qu’ils fassent au magistrat des comptes-rendus détaillés lui permettant d’évaluer au mieux la situation. Il les encourage aussi à explorer l’entourage des enfants et les personnes gravitant autour d’eux.

Pour pallier le manque de places au sein de structures destinées à accueillir des enfants, Dominique Baudis incite enfin le conseil général à développer des offres de prise en charge innovantes.
 
Lu sur Le Figaro

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !