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Propositions de Hollande sur l'Europe : l'Allemagne réservée
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Propositions de Hollande sur l'Europe : l'Allemagne réservée

Lors de sa conférence de presse, le président de la République a annoncé trois initiatives franco-allemandes. Selon Le Figaro, Berlin a félicité le chef de l'Etat mais veut du concret avant de s'engager.

Enthousiasme modéré à Berlin. Lors de sa conférence de presse de mardi, le président François Hollande a annoncé trois initiatives franco- allemandes. Selon Le Figaro, les Allemands attendent des actes concrets avant de s'engager. Malgré tout, le parti conservateur a tenu à féliciter la nouvelle orientation du gouvernement: "Il s'agit d'un clair changement de paradigme", s'est réjoui le député CDU Andreas Schockenhoff, président du groupe franco-allemand au Bundestag, sur la radio RBB. "Il faut voir désormais comment cela sera mis en œuvre, mais les mots montrent un nouveau ton du président Hollande".

"L’Allemagne et l’Europe ont un grand intérêt en une forte coopération économique et une France économiquement forte", a aussi déclaré Christiane Wirtz, la porte-parole du gouvernement. "Nous avons un grand respect pour les efforts et les réformes qui ont été annoncés", a indiqué la porte-parole du ministère des Finances, Marianne Kothé. "Ce qu’a annoncé hier le président Hollande est en premier lieu, courageux (...), cela me semble le bon chemin, non seulement pour que la France mais également l’Europe sorte un peu plus forte de la crise" a dit le ministre allemand des Affaires étrangères, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier. Malgré cela, les Allemands attendent du concret.

L'initiative "franco-allemande" du printemps, évoquée lors des vœux du 31 décembre de François Hollande, attend encore de trouver un écho précis dans le discours d'Angela Merkel. Au contraire, la chancelière allemande a récemment demandé une nouvelle réforme des traités, écartée par le gouvernement français. Mardi, François Hollande a parlé d'une "convergence économique" entre les deux pays. Il a notamment évoqué l'instauration d'un salaire minimum en Allemagne, une décision qui concerne plus la coalition CDU-SPD que le couple franco-allemand.

En revanche, la France et l'Allemagne pourraient davantage se retrouver sur le volet énergétique. Bien que l'Allemagne en ait déjà fini avec le nucléaire et que l'avenir de la France à ce sujet reste flou, les deux pays rencontrent les mêmes problématiques en terme de financement des réseaux des énergies renouvelables.

Quant à la coopération militaire évoquée par François Hollande, les deux pays en ont une vision éloignée. Le soutien de l'Allemagne a été très distant lors des interventions françaises au Mali et en Centrafrique. L'Allemagne freine également sur une Europe de la défense. Par ailleurs, mardi, le président de la République évoquait la brigade franco-allemande, omettant de préciser que le gouvernement a dissout à l'automne le dernier régiment français installé en Allemagne.

Lu sur Le Figaro

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