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Manuel Valls n'a pas vraiment convaincu
Manuel Valls n'a pas vraiment convaincu
©Reuters

Tour d'horizon

Propos de Manuel Valls sur le FN : les réactions de la classe politique

Le Premier ministre estimait que Marine Le Pen était en mesure de remporter la présidentielle de 2017.

Dimanche, Manuel Valls n'avait pas mâché mots, craignant que la France ne se "fracasse contre le FN" et que Marine Le Pen puisse remporter les élections de 2017. Des mots qui ont fait réagir la classe politique.

François Bayrou (président du MoDem au Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro)
"Je trouve que ce vocabulaire est absolument inadapté" a-t-il affirmé dénonçant un "débat qui n'apporte rien, sur fond de leçon de morale (…) Je trouve que le vocabulaire de la peur, de l'angoisse, ne devrait pas être le vocabulaire des gouvernants."

Valérie Pécresse (députée des Yvelines sur France Inter)
"Valls n'a pas peur du FN, il veut le faire monter pour empêcher ce qui lui fait vraiment peur : l'alternance par UMP (…) Il fait une tentative d'installer le Front National comme le parti de l'opposition (...) Il faut que le Premier ministre arrête d'être l'agent électoral du FN."

Frédéric Lefebvre (député des Français de l'étranger sur France 3)
"Je crois malheureusement que la majorité actuelle et l'opposition se trompent de réponse (...) Au lieu de le désigner comme adversaire à abattre, il faudrait changer notre discours, nos idées".

Xavier Bertrand (député-maire de Saint-Quentin sur BFMTV)
"Qu'est ce que je préférais avoir des mesures chocs, plutôt que des formules chocs (…) Manuel Valls est devenu le spécialiste de la formule choc. Moi j'attends des mesures chocs pour l'emploi, pour lutter contre le terrorisme, contre l'insécurité (…) Ça va bien les mots, les déclarations, il faut des résultats maintenant."

Rachida Dati (députée européenne sur France 5)
"J'ai été très choquée par ces propos (…) Quand on est Premier ministre, on n'a pas à avoir peur (…) C'est avec ça qu'on fait monter le Front national. (...) Il a une responsabilité (dans la montée du FN), il est au pouvoir, c'est lui qui peut agir, infléchir (…) J'espère que François Hollande va lui demander des explications. Il n'est pas président de la France, il est Premier ministre."

Jean-Marie Le Pen (président d'honneur du FN sur Europe 1)
"Je suis tenté de vous dire que cela me paraît assez fasciste comme méthode de présentation (…) Le caractère haineux de son propos, le visage transfiguré par la colère et l'indignation, tout ça me paraît être des sentiments qu'on prête assez facilement aux fascistes dans les temps anciens."

Emmanuelle Cosse (secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts sur France Inter/Le Parisien/ France 3)
"Le Front national, ce n'est pas une fatalité. Ce n'est pas par la peur et par l'angoisse qu'on répond (…) mais par la bataille politique (…) Aujourd'hui, si tant de personnes sont dans un désespoir qui les poussent à soutenir le FN, ou des gens qui croient vraiment que le FN est la solution à leurs problèmes, il faut leur répondre sur le terrain politique en décryptant ce que propose le Front national, en regardant les actions des élus FN."

Nicolas Dupont-Aignan (président de Debout la France sur radio J)
La montée du FN, "c'est Manuel Valls par sa politique qui en est responsable" explique-t-il, jugeant "extravagantes" les déclarations du Premier ministre qui "surjoue" le danger du FN.

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