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Préfecture de police : le journaliste Clément Weill-Raynal aurait été menacé de sanctions pour avoir évoqué un attentat islamiste
©MARTIN BUREAU / AFP

Journalisme

Préfecture de police : le journaliste Clément Weill-Raynal aurait été menacé de sanctions pour avoir évoqué un attentat islamiste

Le journaliste Clément Weill-Raynal serait menacé de sanctions suite à ses propos lors d'un reportage sur l'attaque à la préfecture de police de Paris.

Dans un communiqué dévoilé le lundi 7 octobre, le syndicat Force Ouvrière revient sur la situation du journaliste Clément Weill-Raynal. Il travaille pour le groupe France Télévisions. Il a été convoqué par sa hiérarchie pour sa couverture de l'attaque à la préfecture de police de Paris. Clément Weill-Reynal est le journaliste qui avait révélé l'affaire du "mur des cons" pour Atlantico

Lors d'un récent reportage sur l'attaque à la préfecture de police, le journaliste Clément Weill-Reynal avait évoqué à l'antenne "l'hypothèse d'un acte motivé par l'islam radical". Selon FO, il serait désormais menacé de sanctions pour avoir évoqué "de manière prématurée" le fait qu'il puisse s'agir d'un attentat. 

La direction de France Télévisions évoque en revanche un simple "rappel à l'ordre" pour des "consignes pas respectées" concernant le partage des informations. 

Selon la rédaction du Point, Clément Weill-Raynal est "effaré" par la tournure de cette affaire. Il a été l'un des premiers à arriver sur les lieux de la perquisition au domicile du tueur. Il a couvert l'événement pour Franceinfo, France 2 et France 3. Le reporter a été le premier à révéler à l'antenne que le tueur de la préfecture était "converti à l'islam". 

Selon le communiqué du syndicat, le journaliste a été convoqué à plusieurs reprises dès le lendemain de l'attaque :

"Au fil des entretiens, qui se sont déroulés dans une ambiance chaque fois plus orageuse, notre confrère s'est vu reprocher un "défaut de maîtrise à l'antenne", en particulier d'avoir trop tôt évoqué "l'hypothèse" d'un attentat terroriste d'inspiration islamiste, ce qui, pour sa direction, constituerait une "faute"".

La direction aurait évoqué de possibles "sanctions" comme une "interdiction d'antenne". 

Deux tournures de phrases auraient été pointées du doigt par France Télévisions : "l'auteur de ce qui semble bien être un attentat" et "l'hypothèse d'un attentat islamiste". 

Clément Weill-Reynal explique n'avoir "fait que (son) travail". 

Force Ouvrière évoque des "pressions" qui "relèvent de l'intimidation et du procès d'intention".

Le Point

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