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Poutine sous pression après les manifestations de Moscou
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Révoltés

L'opposition russe a contesté la victoire aux législatives de Russie Unie, parti de Vladimir Poutine, lors d'une manifestation sans précédent à Moscou.

Des manifestations ont eu lieu samedi à Moscou, pour dénoncer la victoire du parti de Vladimir Poutine aux législatives du 4 décembre. Selon l'opposition, des fraudes auraient permis à Russie Unie de l'emporter. Selon des estimations indépendantes, ces manifestations ont réuni environ 80000 personnes, et plusieurs milliers de personnes dans d'autres villes du pays.  Un mouvement d'une ampleur inédite depuis l'arrivée au pouvoir en 2000 de l'ex-agent du KGB, qui pour certains experts, constituent un défi pour les dirigeants du pays.

L'un des leaders de l'opposition qui organise la contestation, l'ancien ministre Boris Nemtsov, a indiqué dimanche à la radio Kommersant FM que de nouvelles manifestations étaient prévues les 17, 18 et 24 décembre. "Nous allons poursuivre notre mouvement de protestation tant que nos exigences ne seront pas satisfaites", a-t-il déclaré.

Face au mécontentement ambiant, le pouvoir préfère tempérer. Dans un communiqué officiel, Dmitri Peskov, porte-parole du Premier ministre Vladimir Poutine, a qualifié ces actions de "protestation démocratique d'une partie de la population qui est mécontente des résultats officiels". Avant d'ajouter: "Nous respectons le point de vue des manifestants, nous entendons ce qu'ils disent et nous allons continuer à les écouter". A condition toutefois qu'ils agissent dans la légalité, a-t-il souligné.

A la surprise générale, les chaînes de télévision contrôlées par l'Etat russe ont ouvert leur journaux sur ce sujet samedi soir. Selon une source au Kremlin citée par le principal site russe d'informations en ligne gazeta.ru, cette décision aurait été prise par le président Dmitri Medvedev qui aurait également donné pour instruction à la police de Moscou de se comporter avec modération. Aucune interpellation n'a eu lieu dans la capitale.

Cette mobilisation intervient à moins de trois mois de la présidentielle du 4 mars, à laquelle Vladimir Poutine a annoncé son retour au Kremlin, où il y a déjà passé huit ans (2000-2008). "Il n'y a plus aucune confiance envers les dirigeants, c'est une crise politique grave", avertit Alexeï Malachenko, expert au Centre Carnegie de Moscou. "Si l'élection présidentielle avait lieu demain, Poutine aurait très peu de voix"

Lire aussi: "Jamais l'opposition n’a été aussi déterminée à renverser Poutine" et "L'opposition à Poutine est encore plus anti-démocratique que lui"

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