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WikiLeaks: pour Julian Assange, nous assistons à "l'émergence d'un système de surveillance véritablement orwellien"
©Reuters

Révélations

WikiLeaks: pour Julian Assange, nous assistons à "l'émergence d'un système de surveillance véritablement orwellien"

Le fondateur du site d'alerte estime que "les téléphones et disques durs du monde entier sont sous surveillance".

Il n'en démord pas. Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange était au micro d'Europe 1 ce lundi matin. L'homme de 43 ans, toujours réfugié à l'Ambassade d’Équateur à Londres, est revenu sur sa détention et sur la politique de surveillance de masse mis en place par les Etats-Unis.

"La presse m'a dépeint comme un agent du Mossad, un tortureur de chat", ironise-t-il. "En vérité, je m'efforce de faire en sorte que les êtres humains ait accès à des informations auxquelles ils n'ont pas autrement accès.  Pour comprendre le monde et être civilisé, ces informations sont essentielles. Il a également refusé d'être assimilé au complotisme. "Je suis agacé par les théoriciens du complot. Il n'y a rien qu'il y a trait à des extraterrestres dans Wikileaks".

A la question, "le chef de ces manipulateurs s'appelle-t-il Barack Obama?", le réfugié répond que "ce n'est pas aussi simple". "Je ne pense pas que le monde soit régi par ceux nous élisons. Nous voyons l'émergence d'un véritable de surveillance de masse, mis véritablement orwellien, piloté par les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Tout cela rend le monde très vulnérable.Les téléphones et disques durs du monde entier sont sous surveillance, avec la coopération de sociétés comme Google".

Interrogé sur la place de la France, Julian Asange a répondu que "pendant longtemps, la France a longtemps disposé d'un système de surveillance assez agressif, mais assez insignifiant par rapport aux autres système de surveillance américain et britannique. Il a également souligné que "la France et un pays important pour WikiLeaks, car elle a également un rôle à jouer pour l'indépendance de l'Europe".

Le fondateur de WikiLeak refuse les accusations de manipulation des Russes à son encontre et à celle d'Edward Snowden. Non, nous ne sommes pas manipulés, et je sais de quoi je parle. Snowden a fini en Russie, car les États-Unis avaient annulé son visa". Alors que l'intervieweur lui fait remarquer que que la Russie n'est pas un modèle de transparence, Julian Assange déclare que "la Russie ne m'a pas accusé d'espionnage, les Etats-Unis, si. Ce sont eux qui ont mis un système de surveillance de l'ensemble des internautes".

Interrogé sur les accusations de viol dont il fait l'objet en Suède, il réaffirme être innocent. "Je me suis rendu en Suède, les accusations ont été abandonnés puis "ressuscitées" juste après la publication des documents. Voila pourquoi je suis aussi méfiant. Les enquêteurs peuvent parfaitement venir me voir."

Alors que cela fait deux ans et demi que l'homme vit dans les murs de l’ambassade de l’Équateur à Londres, il ne semble pas décidé à abandonner son combat. "Si on compare ma situation actuelle à celle que je vivrais aux États-Unis, je suis mieux ici. Si jamais je me retrouve aux États-Unis, il en couterait politiquement au gouvernement américain de me faire tomber.

Lu sur Europe 1

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