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Vote important ce mardi à l'Assemblée nationale...
Vote important ce mardi à l'Assemblée nationale...
©Reuters

Confiance accordée

Plan de stabilité : Manuel Valls obtient une courte majorité à l'Assemblée, 41 députés du PS se sont abstenus

Avec 265 voix pour et 232 contre, le Premier ministre a obtenu, mardi soir, une courte majorité sur le pacte de stabilité lors d'un vote consultatif à l'Assemblée nationale.

  • Avec 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions. L'Assemblée approuve le plan d'économies de Manuel Valls.
  • 41 députés du PS se sont abstenus
  • Le gouvernement voulait une majorité pour faire appliquer le "pacte de responsabilité et de solidarité". Il l'obtient.
  • "Le vote conditionne la légitimité du gouvernement" avait déclaré Manuel Valls
  • Suite au vote Manuel Valls a parlé "d'un acte fondateur pour la suite du quinquennat"

20h30 : Les 41 députés du PS qui se sont abstenus


20h25 : Emmanuelli s'en prend à Cambadélis sur Twitter

 

20h20 : Valls salue un "acte fondateur pour la suite du quinquennat".

"C'était important qu'il y ait un vote et qui montre que la majorité, au-delà des débats, approuve ce projet et ce programme", se félicite Manuel Valls. Il s'agit, assure-t-il, "des choix qui engagent la France devant les Français, mais aussi sa crédibilité devant l'Europe".

20h15 : l'Assemblée vote le plan d'économie de Manuel Valls

Avec 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions. Sur 564 votants, 497 se sont exprimés. La majorité absolue est de 249. 41 députés socialistes se sont abstenus.

19h50 : Qui va voter quoi ?

Les députés du Front de gauche voteront "résolument contre le pacte de stabilité". Les écologistes vont voter "en majorité" contre. L'UMP votera également contre le pacte de stabilité (à - au moins ? - une exception). Les députés du groupe socialiste voteront majoritairement "pour", l'UDI va majoritairement s'abstenir.
 
19:44 : Début du vote

Le scrutin se déroule dans les salles annexes de l'Assemblée. Les résultats seront connues à 20h15.

19:15 : Pourquoi Benoit Apparu va finalement voter contre

 
19:11 : le débat est clos

C'est le temps des explications de vote pour les groupes.

18h57 : Manuel Valls répond brièvement à certaines interventions

Manuel Valls appelle à un changement de ton, évoquant "le ton de Monsieur Copé considérant qu’il a gagné les élections municipales et que ça lui donne tous les droits, le droit d’oublier ce qu’il a fait pendant 10 ans avec ses amis". "Ne considérez pas votre victoire aux municipales comme un blanc-seing", explique-t-il.

18h30 : "Oui à la France, non à Bruxelles" dit Gibert Collard

Gilbert Collard met en garde le Premier ministre : "Vous le paierez un jour ! Vous avez décidé de faire aucune réforme de structure (...) Et l'on va faire des sacrifices. On va demander au peuple, les plus petits, les épargnants, de faire des sacrifices". dit le député FN avant d'ajouter "Oui à la France, non à Bruxelles".

18h05 : Jean-Luc Mélenchon très critique envers Manuel Valls


17h55 : Jean-François Copé très incisif, et l'UMP ne voteront pas le plan

"Les Français ont demandé un changement radical de politique lors des élections municipales de mars dernier. La situation est grave. Plus de chômeurs, plus de dette, plus de déficit, le record absolu de dépenses publiques. Vous nous dîtes, 'c'est la faute de la crise, de l'Europe et même de Nicolas Sarkozy'. Ailleurs, le chômage baisse au Royaume-Uni, en Italie. Face à ce fiasco, François Hollande vous a nommé. Vous deviez être l'homme providentiel. Un mois après, c'est déjà fini... Mais ce pacte est une illusion d'optique. Votre discours, monsieur le premier ministre, ne s'adresse pas aux jeunes de France. Vous aviez créé un espoir mais ce plan n'aura pas d'effets positifs. Ce sera le même système, les mêmes faiblesses. Vous nous proposez un Etat pompier pyromane. Vous rationnez sans réforme. Vous ne faîtes pas de réforme de structures. Vous gelez à tout-va mais vous ne touchez pas aux vrais problèmes".

17h45 : Bruno Le Roux appelle à soutenir Valls "sans retenue"

"La mise en oeuvre de ce pacte pour soutenir la croissance est essentielle. Oui, c'est un vote qui va compter. Il nécessite donc de vraies questions et quelques interrogations. Je sais l'attente de mon groupe et nos concitoyens. Ce vote décide ! La majorité et l'opposition sont face à leur responsabilité. Les Français nous font confiance pour redresser le pays. Le redressement des finances publiques est indispensable. L'effort a été entamé et il commence à porter ses fruits". 

"Nous devons préserver notre souveraineté économique. Mais ce n'est pas de l'austérité. Réduire le déficit public est l'assurance d'emprunter sous de bonnes conditions pour l'Etat, pour les entreprises et les ménages. Réduire le déficit ne peut plus passer par une augmentation des impôts. Il faut baisser la dépense publique. Cet effort de 50 milliards d'euros est calibré au plus juste. Ce redressement n'aurait pas de sens s'il ne tenait pas en compte l'emploi. Ce pacte est un levier pour la croissance et l'emploi. Nous votons pour la maîtrise des comptes publics et sur l'emploi et la relance. Nous vous soutenons sans retenue".

17h30 : les députés du Front de gauche voteront contre

"Il y a une alternative : s'attaquer à la fraude à l'évasion fiscale, s'attaquer aux niches fiscales. Le CICE est aussi une erreur car les entreprises bénéficient de fonds sans contre-partie. Les ménages vont encore payer la note. Il faut toucher au capital. Les actionnaires se gavent : 5 milliards chez Vivendi par exemple" dit le représentant du Front de Gauche 

17h12 : l'UDI et les écologistes annoncent qu'ils s'abstiendront majoritairement

16h50 : "La France a besoin de votre vote pour se remettre en mouvement"

"Ce que le gouvernement soumet çà votre vote est le plan de stabilité. Nous visons la réussite de la France en soutenant la compétitivité de nos entreprises, soutenir le pouvoir d'achat, baisser les dépenses publiques et relancer la croissance".

"Nous devons redonner confiance à tous. Cela passe aussi par la transparence des hommes et femmes politiques. Il faut parler clair et vrai. 
"Le résultat du vote du jour déterminera la crédibilité de la France. J'assume les choix qui sont faits, les choix de la cohérence, du courage, de la croissance, de l'emploi. J'assume. Oui, j'assume. La France a besoin de votre vote pour se remettre en mouvement".


16h47 : baisse des dépenses de santé
 
"En matière de santé, nous devons agir. Pour réduire les dépenses de santé, les principaux chantiers sont la chirurgie ambulatoire, la mutualisation des achats et la baisse des prix des médicaments".

16h45 : 30 000 postes de plus dans l'Education nationale

"Investir dans l'école est l'avenir de notre pays. 30 000 postes en plus seront alloués à l'Education nationale d'ici 2017. Tout cela pour nos enfants et l'avenir du pays. La sécurité et la justice sont notre autre priorité. Il faut agir pour protéger les plus fragiles. 500 postes de plus par an dans la police, la gendarmerie et la pénitentiaire. Préparer l'avenir, c'est aussi le logement. Il faut diminuer les coûts de la construction. C'est un chantier. 50 mesures de simplification des constructions. Le gouvernement doit aller plus loin". 

16h42 : "La réforme territoriale est indispensable"

"La réforme des collectivités territoriales est aussi à faire.  Il faut redessiner les intercommunalités et ouvrir le débat sur la suppression des conseils départementaux. Nous devons être attentifs à la situation financière des villes. Les mesures sont ambitieuses. J'entends des doutes, des critiques mais avec ces réformes bous mettrons en oeuvre une organisation territoriale plus efficace. Il faut repenser aussi la place de l'Etat dans les territoires. Nous allons donc réfléchir à une nouvelle organisation". 

16h37 : maintien des annonces faites pour les retraités, les fonctionnaires et les plus pauvres

"Le plan d'économies assurera notre redressement collectif. Certains pensent qu'il est dur, d'autres pas assez. Moi je pense qu'il est juste et qu'il va permettre à la France de se relancer. Il tient compte du dialogue que j'ai eu avec les membres de la majorité et de l'opposition. Les minimas sociaux seront indexés à l'augmentation des prix. 6,5 millions de retraités verront leurs pensions préservées lorsqu'ils touchent moins de 1 200 euros. La revalorisation du RSA interviendra bien le 1er septembre 2014. Les fonctionnaires qui auront les salaires les plus faibles auront 440 euros de salaire net en plus dès l'an prochain. Le gel du point d'indice des fonctionnaires fera l'objet d'un réexamen chaque année en fonction de l'inflation".

16h30 : "Depuis près de 40 ans, la France dépense plus qu'elle ne produit"

"Nous devons mettre un terme au réflexe de la hausse des impôts. Il faut stopper ce réflexe; Il faut s'engager dans une baisse des prélèvements obligatoires. Le pacte doit être un levier de confiance. Depuis près de 40 ans, la France dépense plus qu'elle ne produit. Chacun le comprend. A force de déficits répétés, les comptes publics sont devenus une entrave. La France doit récupérer sa souveraineté économique".

"Par manque de courage nous n'avons pas maîtrisé la dette publique. Il faut que cela change. (...) Le déficit a pesé sur l'amélioration du niveau de vie des Français. Nous nous sommes appauvris collectivement. Laisser filer les déficits est une mauvaise chose. Je revendique le sérieux budgétaires. Nous devons faire des efforts". 

16h25 : "Il faut que les représentants du peuple et des salariés voient à quoi servent les fonds alloués par l'Etat"

"Vous devez être associés aux suivis des partenaires sociaux; Les marges doivent servir l'investissement et l'emploi. Il s'agit de mesurer pleinement l'engagement des entreprises. Il faut que les représentants du peuple et des salariés voient à quoi servent les fonds alloués par l'Etat. Nous devons aussi aider les jeunes et les seniors dans l'emploi. Il faut aussi développer l'apprentissage pour trouver un emploi qualifié. Tout cela est au coeur des discussions entre les partenaires sociaux. (...) Et puis, il y a le pouvoir d'achat qu'il faut relancer aussi. Il faut y être attentif, le pacte sert aussi à cela".

16h20 : "le pacte est une seconde étape"

"C'est la mise en oeuvre concrète du pacte. L'enjeu est de renforcer l'offre productive de la France. Le but est de relancer la compétitivité. Il faut réarmer la France, lui redonner des outils. L'Etat doit être à la manoeuvre comme dans le dossier Alstom. Nous serons vigilants sur la question de l'emploi et de l'indépendance énergétique. (...) Il faut soutenir les entreprises en leur donnant des marges et en réduisant leurs charges. Le CICE a été une première étape. Le pacte de responsabilité est une seconde étape. Suppression de la C3S et la baisse du impôt sur les entreprises". 

16h15 : "C'est un vote décisif" dit Valls

"J'ai une mission : accélérer le rythme des réformes pour répondre plus rapidement aux attentes des Français et poursuivre le redressement de la France. Vous m'avez accordé la confiance, il y a trois semaines. Là aussi c'est un vote décisif. Ce moment nous invite au dépassement de nous-mêmes. Je viens soumettre à votre vote les orientations de la France. C'est un vote de responsabilité. Je veux le meilleur pour la France".

16h10 : Manuel Valls se prépare à prendre la parole

La journée est cruciale pour Manuel Valls car il s'agit réellement d'un vote de confiance. Considérant que ce vote est "un moment de vérité", le Premier ministre appelle les députés de la majorité à un "vote de responsabilité". Sauf grosse surprise, il devrait réussir à faire adopter son plan d'économies.

16h00 : Mandon met en garde

"Soit la majorité est soudée et dans ce cas, Manuel Valls peut loyalement travailler avec elle, soit il devra apprendre à travailler avec une majorité relative - et nous le regretterons", explique Thierry Mandon, porte-parole du PS sur BFMTV.

15h41 : Attaque d'un député UMP, Sapin défend le pacte

Alain Chrétien, député UMP de Haute-Saône demande au gouvernement de faire les "réformes structurelles que nous sommes les seuls à ne pas engager". "La France s'isole. Nous ne voulons pas d'une France faible dans une Europe forte" dit-il. Réponse de Michel Sapin légèrement embrouillée : "Nous sommes là pour regarder la vérité en face. Nous ne sommes pas isolés en Europe. La France a besoin d'être forte dans l'Europe, mais l'Europe pour être forte a besoin de l'Europe" a expliqué le ministre, qui voulait sans doute dire que l'Europe a besoin de la France.

15h29 : le plan de stabilité c'est quoi ?

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le plan détaille la mise en oeuvre de 40 milliards d'allègements sociaux et fiscaux pour les entreprises et 5 milliards pour les ménages. Est prévu aussi un plan d'économies de 50 milliards. Le but est de réduire le déficit public à 3% du PIB en 2015, un engagement établi par François Hollande aux autres pays européens.

15h15 : Manuel Valls parlera vers 16h15

Manuel Valls montera à la tribune pour prononcer un discours de trente minutes.

14h55 : Guigou appelle à la mobilisation

"La majorité doit voter par loyauté envers le président de la République, le Premier ministre et les Français qui nous ont élus" a dit Elisabeth Guigou au Parisien. "Mais elle doit aussi le voter par conviction. On doit aux jeunes générations de diminuer la dette. Sans cela notre pays risque de décroître industriellement. Il n'y aurait pas l'Europe, il faudrait quand même le faire" a-t-elle ajoutée.

14h35 : Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS (aile gauche), en larmes sur BFM TV

"Nous avons travaillé ensemble sur un projet du PS, qui était loin d'être très à gauche, et lui (NDLR : Manuel Valls) s'assoit dessus en nous expliquant que les bonnes méthodes sont celles que la droite et les libéraux avaient poussées !" s'est alarmée la sénatrice, interrogée par BFM TV.
 
14h15 : Jacob prédit entre 97% et 99% des députés contre le plan à l'UMP

Christian Jacob a indiqué mardi que "trois ou quatre" députés de l'UMP s'abstiendraient lors du vote de l'après-midi sur le plan de stabilité budgétaire du gouvernement. "Ce sera entre 97 et 99% de positions contre. (...) Ce programme de stabilité incarne", selon Christian Jacob, "l'incapacité totale qu'a François Hollande à porter des réformes: que ce soit avec le gouvernement Ayrault, ou avec le gouvernement Valls, on est dans la même logique". "On est sur un mauvais programme, les 50 milliards (d'euros) ne sont pas 50 mds de réduction des dépenses, mais 50 mds de réduction de l'augmentation des dépenses", a expliqué le député de Seine-et-Marne.

13h46 : Manuel Valls tente de convaincre les députés indécis

Le Premier ministre a parlé au groupe PS en fin de matinée. Il a rappelé les enjeux du vote. "Il n'y a pas de 'non mais', il n'y a pas d'abstention positive. Tout cela n'existe pas. Il y a et il y aura un seul résultat. (...) J'ai la conviction que ce que nous faisons c'est le chemin de la réussite (...) La gauche doit apprendre à gouverner dans la durée" a-t-il expliqué. Le premier ministre a voulu "mettre chacun devant ses responsabilités", en ajoutant : "Certains nous disent qu'au bout de deux ans on serait (à bout de souffle). Mais qui gouvernera à notre place ? Ce n'est pas le Front de gauche, ce ne sont pas les écologistes. Ce sera la droite, ce sera l'extrême droite".

13h33 : 12 écologistes sur 17 voteront contre

Selon Barbara Pompili, députée EELV et coprésident du groupe parlementaire écologiste, 12 des 17 députés écologistes voteront contre le plan d'économies de Manuel Valls. "Nous considérons qu'être dans la majorité ne veut pas dire voter tous les textes. De manière indicative, nous disons que nous ne sommes pas d'accord avec cette stratégie austéritaire" a-t-elle dit.

13h17 : les 3 députés chevènementistes voteront contre

"La motivation décisive de ce vote est notre choix de la souveraineté budgétaire contre toutes les procédures disciplinaires européennes" a indiqué le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Luc Laurent. "La règle des 3% et le contrôle opéré par la Commission sur notre budget sont les symboles d?une Europe disciplinaire qui a vécu: il est du devoir du Premier Ministre de s?en affranchir et de faire entendre une autre voix à Bruxelles. En s'engageant dans cette voie, la France, assurément, trouverait des soutiens. Le programme de stabilité risque de ruiner les efforts pour rendre à la France sa compétitivité. La priorité doit impérativement être à la croissance" conclut-il

13h05 : "Vote d'alerte" ou "vote de défiance", des députés PS hésitent encore

Le "vote d'alerte", c'est à dire une abstention ou "un geste de défiance" c'est à dire un vote contre, voilà le choix que possèdent les députés socialistes récalcitrants. Manuel Valls a tenté de les convaincre ce mardi matin lors d'un discours devant le groupe parlant d'un scrutin "qui conditionnera la légitimité du gouvernement". C'est ce qu'a rapporté dans un tweet Yann Galut, ancien "frondeur" qui votera finalement pour.

Une dizaine de députés a malgré cela prévu de s'abstenir car "les mesures de justice ne vont pas assez vite ni loin". Christian Paul a martelé avant la réunion que "ce n'était pas un vote de défiance mais un vote d'alerte pour une réorientation de la politique, mûri, parce que l'on sait que la majorité doit se ressouder très vite". Jean-Marc Germain a glissé quant à lui : "Il faut savoir dire non. Savoir construire, c'est notre devoir. On fait honneur à la démocratie". Membre de l'aile gauche du PS, Jérôme Guedj, s'est félicité que soit devenue "possible une démarche de proposition, d'amendement, de peser et de sortir de la malédiction de la Ve République qui fait que le groupe majoritaire doit être caporalisé".

Pour Malek Boutih, "une grande partie de la majorité a été trop silencieuse jusqu'à maintenant" et désormais "beaucoup de députés font du zèle car les électeurs leur ont envoyé un message terrible".

12h50 : François Baroin explique pourquoi il votera "non"

12h41 : "Si à chaque vote, des élus socialistes votent contre, on n'est dans une sécession" dit Cambadélis

Dans une interview au Monde, Jean-Christophe Cambadélis joue la carte de l'apaisement : "Je ne veux pas brandir de menace", explique-t-il. Pas de menaces pour les députés qui ne voteraient pas le plan, donc, mais de la fermeté : "j'insiste : personne n'a intérêt à s'enfermer dans une posture qui deviendrait une impasse. Si à chaque vote, des élus socialistes votent contre, on n'est plus dans une défiance plus ou moins organisée, mais dans une sécession [...] Donc calmons-nous."

12h30 : Claude Bartolone calme le jeu

Le président de l'Assemblée nationale a appelé à "ne pas ajouter de la crise à la crise", à quelques heures d'un vote sensible des députés sur le plan de 50 milliards d'économies du gouvernement. "Je fais le pari de l'intelligence. Qui aurait intérêt à ajouter de la crise à la crise et pour quelle politique alternative?" a-t-il commenté

12h00 : "probable" abstention des députés écologistes

Jean-Vincent Placé l'a affirmé ce mardi midi sur iTélé, le groupe écologiste à l'Assemblée nationale s'achemine vers une "probable abstention" lors du vote du plan d'économies de Manuel Valls. "Personne ne votera contre" a indiqué le patron des sénateurs verts. "Les députés écologistes comme les sénateurs, depuis l'annonce de ce pacte par le président de la République le 14 janvier, sont très réservés. La politique de l'offre, le socialisme de l'offre, comme on l'appelle aujourd'hui, c'est pas notre tasse de thé" a-t-il expliqué.

11h45 : Mélenchon accuse Valls de vouloir diviser la gauche

11h30 :  que va faire l'UMP ?

À l’UMP, on est contre le plan. Mais ce n’est pas valable pour tous les députés de l’opposition. Ainsi, quelques jours avant le vote, Benoist Apparu, Frédéric Lefebvre ou encore Valérie Pécresse ne se disaient pas hostiles au plan d’économies. A l’UDI, ce devrait être une "abstention d'encouragement". Le tout nouveau président par intérim, remplaçant de Jean-Louis Borloo, Yves Jego n’est pas opposé au plan, mais juge qu'il ne va pas assez loin.

11h00 : le bureau national du PS a validé

Lundi soir, le bureau national du PS a adopté une résolution de soutien au programme de stabilité. Reste, en dépit de ces concessions et des rappels à l'ordre, une vingtaine de députés qui pourraient tout de même s'abstenir : membres de l'aile gauche, chevènementistes ou proches de Martine Aubry comme Christian Paul qui demandaient un volume d'économies réduit à 35 milliards au lieu de 50.

10h45 : François Fillon offensif contre le gouvernement

Le député a expliqué sur France Inter qu'il ne voulait pas être "complice" d'un plan qui, selon lui, "n'a aucune chance de se réaliser". Pour lui, Manuel Valls "essaie de réparer les erreurs économiques et financières qui ont été commises ces deux dernières années. Évidemment, c'est un peu le crépuscule des promesses socialistes qui ignoraient la dette et la question de la compétitivité. Pour autant, et je l'ai dit à Manuel Valls, je ne peux pas soutenir un plan qui est présenté à Bruxelles et qui repose sur des hypothèses totalement fantaisistes" a-t-il indiqué. 

Selon François Fillon, "le sujet, c'est la baisse de la dépense publique. Je ne vois pas dans le plan de Manuel Valls les éléments structurels qui permettent de baisser la dépense publique. (...) Geler les retraites, c'est une mauvaise mesure, il vaut mieux allonger la durée de travail et permettre aux retraités de vivre décemment. La gauche fait le contraire".

10h30 : journée à risque pour François Hollande et Manuel Valls

Après deux semaines de confrontation inédite avec sa majorité, le gouvernement devrait au final réussir à faire adopter son plan de 50 milliards d'économies, indispensable à ses yeux pour la crédibilité française en Europe. Une journée à risque pour François Hollande et Manuel Valls car le vote du jour s'apparente véritablement à un vote de confiance. 

10h00 : les discours de François Hollande et de Manuel Valls lundi devant les préfets et sous-préfets

Ce que François Hollande a dit

Le chef de l'Etat a émis une nouvelle idée sur l'élargissement du statut d'apprenti aux chômeurs de longue durée. Il souhaite que les chômeurs longue durée bénéficient du statut d'apprenti "quel que soit leur âge", avec une rémunération "maintenue au niveau de l'indemnisation telle qu'elle est prévue".Le président a dit qu'il voulait "aménager" le contrat de génération pour inciter également à l'embauche des seniors.

"Que ceux qui l'animent, les acteurs économiques et sociaux, de ceux qui la font vivre, les élus, les entreprises, qui créent de l'activité, les agriculteurs qui font en sorte que nous puissions avoir les paysages que nous connaissons: dites du bien de la FranceParce que ce qui fait sans doute le problème de la France aujourd'hui, c'est qu'elle doute d'elle-même. C'est qu'elle s'interroge sur son avenir. Et c'est qu'elle doit d'abord pour être conquérante, être confiante".

Ce que Manuel Valls a dit

- Pas de gel pour les petites pensions des retraités

- Les minima sociaux évolueront avec l'inflation

- Le plan pauvreté ne sera pas reporté, la prochaine étape de la revalorisation exceptionnelle du RSA de 10% en 5 ans interviendra comme prévu le 1er septembre 2014" 

- Les fonctionnaires les plus modestes revalorisés vont toucher en moyenne 440 euros 

- Le gel du point d'indice fera l'objet d'un réexamen chaque année en fonction de la croissance

"Le cap des 50 milliards d'économies est maintenu, l'équilibre entre les entreprises et les ménages est toujours respecté, de même que la répartition de l'effort dans la justice avec cette mesure forte pour les retraités qui concerne 6,5 millions de personnes", a dit Manuel Valls, sans chiffrer le montant des mesures annoncées lundi. "On reste sur les 50 milliards" a indiqué son entourage.

"Le pacte de responsabilité est une nouvelle étape. Il est nécessaire et indispensable. Il va permettre de relancer notre pays. Nous devons créer une nouvelle dynamique autour du pacte de responsabilité et de solidarité. (...) Nous avons vécu depuis des années au-dessus de nos moyens. Nous ne pouvons pas vivre avec nos niveaux de déficit et de dette. Il en va de notre souveraineté et de notre efficacité".

"Je vais être très clair : les marges dégagées par les entreprises doivent servir à l'investissement et à l'emploi, elles n'ont évidemment pas vocation à être consacrées aux dividendes versées aux actionnaires ou à la rémunération des dirigeants", a déclaré le Premier ministre. "Ces marges sont le carburant de la reprise économique, elles doivent alimenter notre système économique national".

 

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