Philippe Tesson admet un "dérapage" après ses propos sur les musulmans | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Philippe Tesson était invité à France Inter
Philippe Tesson était invité à France Inter
©France Inter /capture

Pardon, mais...

Philippe Tesson admet un "dérapage" après ses propos sur les musulmans

Le parquet avait ouvert une enquête pour "provocation à la haine raciale" lundi 19 janvier.

Philippe Tesson a fini par faire son mea culpa. Interrogé ce jeudi 22 janvier par France Inter, le journaliste de 87 ans à admis un "dérapage" après ses propos controversés sur les musulmans. "Je conviens que c'est un dérapage, les dérapages sont par définition des choses qui vous échappent," a-t-il expliqué. "Si j'ai blessé quiconque, je le regrette infiniment." Il s'est d'ailleurs défendu de toutes accusations racistes : "pas un instant de ma vie, mon passé en témoigne (…) je n'ai parlé ou pensé en islamophobe, il n'y a pas la moindre haine dans mon esprit."

 Il a néanmoins précisé que, "sur le fond", il estime ne pas avoir "complètement tort (…) Tout le monde en convient, s'il y a un problème avec la laïcité, ce ne sont pas les chrétiens qui le posent pour l'instant" insiste-t-il. "Ce sont les musulmans."

Le 13 janvier, quelques jours après les attentats à Paris, il s'en était pris aux musulmans, sur Europe 1. "D'où vient le problème de l'atteinte à la laïcité sinon des musulmans ? On le dit ça ? Eh bien moi, je le dis ! Je rêve ou quoi ?! C'est ça notre problème actuellement, c'est les musulmans qui mettent en cause la laïcité ! C'est les musulmans qui amènent la merde en France aujourd'hui !" affirmait-il alors. Une sortie qui lui a valu l'ouverture d'une enquête pour "provocation à la haine raciale."

"J'ai été élevé dans une autre culture journalistique" se justifie-t-il aujourd'hui. "A l'époque, cette façon qu'on avait de parler, ce rapport avec le langage, c'était extraordinaire, ce n'est plus supportable aujourd'hui."

Lu sur Le Monde

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !