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Paris : la manifestation de soutien à la Palestine officiellement interdite
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La décision vient de tomber

Paris : la manifestation de soutien à la Palestine officiellement interdite

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le Premier ministre Manuel Valls s'étaient prononcés pour son interdiction.

Elle devait avoir lieu samedi, elle a finalement été annulée au dernier moment. En effet, alors que le gouvernement s'était prononcé pour l'interdiction de la manifestation pro-palestinienne, la préfecture de police (PP) de Paris a suivi ces "recommandations" en annonçant officielle ce vendredi cette interdiction. "Les conditions pour que le projet de manifestation prévu demain à Paris, entre Barbès et la place de l'Opéra, se déroule en toute sécurité ne sont aujourd'hui pas réunies", a déclaré la PP, évoquant des "risques graves de trouble à l'ordre public" reprenant l'argument développé par le gouvernement. En effet, dimanche dernier, des incidents ont éclaté devant deux synagogues, dont l'une située rue de la Roquette dans le XIe arrondissement parisien, à la fin d'une manifestation pro-palestinienne ayant rassemblé 7 000 personnes selon la police, 30 000 selon les organisateurs.

Plus tôt dans la matinée, sur Europe 1, Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur avait déroulé les mêmes arguments. "Les conditions ne sont pas réunies pour" que la manifestation se "déroule dans des conditions qui garantissent la sécurité", avait-il déclaré. "Je veux appeler chacun à la responsabilité, je suis ministre de l'Intérieur et par conséquent garant de la sécurité pour chacun et par ailleurs ministre des cultes et du respect", avait-il souligné sur la station radio, rappelant que "dans le contexte" du conflit actuel dans la bande de Gaza, il avait "demandé aux préfets de regarder au cas par cas". Et de poursuivre : "J'ai condamné ces actes violents qui se sont produits dimanche, ils sont intolérables. Je ne peux pas accepter qu'ils se reproduisent et prendre le risque de voir demain des Français, quelle que soit leur confession, (être) exposés à des violences" a assuré le ministre de l'Intérieur.

Cependant, suite à l'annonce de la préfecture de police, les organisateurs de la manifestation ont indiqué, selon Europe 1, un recours d'urgence devant le juge administratif. "Nous faisons une procédure d'urgence auprès du tribunal administratif. Et demain, de toute façon, des centaines et des milliers de personnes vont se réunir", assure Alain Pojolat, membre du NPA, interrogé par Europe 1. Ainsi, comme le souligne la radio, "au nom de l'atteinte aux libertés fondamentales, comme c'est le cas pour le droit de manifester, le juge pourrait bel et bien autoriser la manifestation".

Lu sur Europe1.fr

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