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Paris : deux élus Les Républicains bloquent l’entrée d’un gymnase devant accueillir des réfugiés
©Reuters

Haute tension

Paris : deux élus Les Républicains bloquent l’entrée d’un gymnase devant accueillir des réfugiés

Alors que des migrants devaient être hébergés dans un gymnase du XVe arrondissement, Philippe Goujon et Jean-François Lamour se sont (très) vivement opposés à leur arrivée.

Que s'est-il passé dans le XVe arrondissement de Paris ce mercredi ? Alors qu'un millier de migrants soudanais, érythréens et maliens, avaient été évacués du campement de la halle Pajol dans le XVIIIe arrondissement, les autorités les ont réparties dans 70 centres d'hébergement à Paris et en banlieue, mais aussi dans le gymnase des Cévennes, dans le sud du 15e arrondissement.

Ce qui n'a pas plu à deux élus du parti Les Républicains, Philippe Goujon, député-maire les Républicains de l'arrondissement, et Jean-François Lamour, également député, qui se sont vivement opposés à leur installation. "Ni l'État ni la Ville ne m'ont prévenu", a fustigé Philippe Goujon, qui s'oppose au fait "d'injecter dans un gymnase des centaines de personnes sans préparation". Pour Jean-François Lamour, c'est "une méthode indigne au plus haut niveau de l'Etat".

Mais selon certains médias, les choses auraient tourné au vinaigre et les élus auraient joué des coudes. France TV Info rapporte que Philippe Goujon "est monté dans le gymnase en hurlant après tous les gens qu’il croisait et a commencé à faire sortir avec perte et fracas les migrants, 'shootant' dans leurs affaires entreposées au sol". Marianne relate aussi des insultes envers les agents de la ville traités "d'incapables”.

Les élus finissent par mettre les réfugiés à la porte, ces derniers étant finalement dirigés vers un autre gymnase, Keller. Dans un communiqué, la maire PS de Paris Anne Hidalgo a condamné une attitude "inadmissible". "Lorsqu'une décision préfectorale est prise, celle-ci doit pouvoir s'appliquer", a réagi l'élue, évoquant des "mots vifs" prononcés. Et selon l’adjoint aux Sports de l'édile, Jean-François Martins, le gymnase est la propriété de la ville de Paris et Philippe Goujon n'avait pas à être prévenu. “La mairie d’arrondissement n’est propriétaire de rien, c’est à la mairie de Paris qu’appartiennent ces locaux. Légalement, personne n’est tenu de le prévenir.”

Lu sur Le Figaro

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