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Nicolas Sarkozy sur écoute : Manuel Valls et Christiane Taubira savaient, selon le Canard Enchainé
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Pavé dans la marre

Nicolas Sarkozy sur écoute : Manuel Valls et Christiane Taubira savaient, selon le Canard Enchainé

L’hebdomadaire assure que le parquet aurait transmis à la Garde des Sceaux la synthèse des écoutes le 26 février, jour de l’ouverture de l’information pour trafic d’influence visant Nicolas Sarkozy et son entourage.

Manuel Valls et Christine Taubira savaient que Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog étaient sur écoute, selon le Canard Enchainé. Ce mercredi, l’hebdomadaire assure que le parquet aurait transmis à la Garde des Sceaux la synthèse des écoutes le 26 février, jour de l’ouverture de l’information pour trafic d’influence visant Nicolas Sarkozy et son entourage. D'après les informations du Canard Enchaîné, la Garde des Sceaux recevrait "régulièrement un résumé du déroulé de l'enquête, comprenant une synthèse des écoutes téléphoniques". Quant à Manuel Valls, les officiers de police judiciaire pourraient "à sa demande, lui faire parvenir régulièrement leur rapport sur l'avancement de l'enquête". Ce mardi soir, les deux ministres refusaient de commenter les révélations du journal satirique.   

Interrogée sur TF1 ce lundi soir à ce sujet, Christiane Taubaira a nié en bloc : "Je n'avais pas l'information" que Nicolas Sarkozy et son avocat étaient écoutés, avait-elle assuré, rappelant qu'il s'agit d'une information judiciaire" qui est donc "traitée par des magistrats du siège (...), qui sont totalement indépendants, sans relation avec la chancellerie". Interrogée pour savoir si l'ancien président de la République était toujours sur écoute, elle a âché : "Je n'en sais rien, et je n'ai pas à le savoir." Par ailleurs, ce mardi soir Jean-Marc Ayrault a affirmé sur France 2 que l'exécutif "n'a pas appris le contenu des écoutes" judiciaires visant Nicolas Sarkozy, mais connaissait leur existence depuis le le 26 février, jour de l'ouverture de l'information judiciaire. "On est en train de polémiquer, de discréditer et je trouve ça extrêmement grave", a-t-il déploré.

Pour rappel, vendredi 7 mars, Le Monde a révélé qu'une information judiciaire pour violation du secret de l'instruction et trafic d'influence ouverte le 26 février trouvait son origine dans l'interception de discussions téléphoniques entre Me Herzog et l'ex-président de la République. Ces écoutes avaient été réalisées à la demande de juges enquêtant sur les accusations de financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye de Muammar Kadhafi.

Lu sur Le Parisien

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