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Nicolas Sarkozy : "le 49-3 est la conséquence des mensonges répétés de François Hollande"
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Point de vue

Nicolas Sarkozy : "le 49-3 est la conséquence des mensonges répétés de François Hollande"

Le président de l'UMP était l'invité d'Europe 1 ce jeudi matin. Il est notamment revenu sur le 49-3 utilisé par Manuel Valls pour faire passer la loi Macron. Il a aussi parlé du projet de l'UMP pour la France.

L'utilisation du 49-3

"Je ne crois pas qu'ils peuvent continuer à gouverner ainsi. Je n'ai jamais utilisé le 49-3 durant 5 ans. C'est une mesure de contrainte pour obliger une majorité à voter une loi dont elle ne veut pas. Cela veut dire qu'on arrive pas à convaincre sa majorité. Et donc qu'on arrive pas à convaicre les Français. Mr Hollande disait d'ailleurs que c'était un déni de démocratie. C'est la conséquence des mensonges répétés de François Hollande. Quand on ment à ses amis, on paie l'addition. Il a créé les conditions de la révolte. Et ensuite il faut utiliser l'arme nucléaire du 49-3 pour faire passer la toute petite loi Macron". 

"Les observateeurs sont unanimes : c'est une preuve de la faiblesse du président de la République. (...) Il faut que le calendrier démocratique soit respecté. Les Français vont pouvoir s'exprimer au printemps"

L'UMP et ses projets pour le parti

"L'UMP a donné le spectacle de la division. Une division déplacée qui n'était pas hauteur de ce que les Français attendaient. Je suis revenu et je crois avoir ramené l'unité au sein de notre famille politique. Nous avons des projets. Le 18 mars, nous organiserons par exemple une convention sur le logement. Les conséquences de la loi Duflot ont pénalisé les locataires et les propriétaires. Nous allons aussi préparer un texte sur les efforts que doit faire l'islam. Nous ne voulons pas de femme voilée par exemple, nous ne voulons pas aussi de prières dans la rue par exemple. Nous sommes passés de la catholicité à la laïcité qui a demandé beaucoup d'efforts. Ce travail des musulmans doit être fait". 

"Il y a une politique alternative possible. 40 milliards d'impôts nouveaux, on a asphyxié les Français. Il faut réduire les dépenses publiques. Il faut revenir au 1 sur 2 dans les collectivités territoriales et leur imposer. Il faut réduire le nombre de fonctionnaires également. (...) Avec l'Allemagne, il faut créer les contours d'une zone à fiscalité cohérente. (...) Monsieur Hollande avait promis la baisse du chômage mais ça va continuer en 2015 car la politique menée est à l'inverse de celle qui doit être fait. Il faut revoir de toute urgence le code du travail".

L'unité nationale

"La seule réaction possible, c'est l'union nationale. Dans les moments que l'on vit, il faut être uni mais cela ne signifie que l'on doit être d'accord sur tout. Sur l'aparthied, j'ai dit mon désaccord mais cela ne voulait pas dire que j'ai brisé l'union nationale".

Les juifs

"Il n'est pas question que les juifs s'en aillent. Des jeunes français en général s'en vont, c'est cela aussi le vrai problème. Mais pour revenir aux juifs, il faut arrêter les attaques permanentes et il faut leur manifester toute la solidarité possible".

La situation en Grèce

"Quand vous votez pour Mr Tsipras par exemple vous faites le jeu des extrêmes. L'extrême droite et l'extrême gauche, c'est la même chose. Regardez ceux qui se sont réjouis de la victoire de Mr Tsipras, c'est Mr Mélenchon et Mme Le Pen. (...) Quant à Mr Tsipras et à son équipen, il n'y a aucune chance qu'ils y arrivent".

Le FN

"Nous ne voterons jamais pour le Front national. Tout responsable qui concluera un accord avec le FN entre deux tours sera exclu de notre parti. L'Ump doit être unie et travailler pour trouver les idées demain. Il faut dire aux Français que la politique peut encore servir à quelque chose et que le FN ne règlera pas les problèmes des Français".

Ses conférences rémunérées et son avenir 

"Je ne vois pas où est le problème. Je veille à ne pas faire des conférences en France. Je continue en fonction de mon emploi du temps de plus en plus chargé. (...) Je peux envisager de ne pas être candidat en 2017. Je suis revenu car la situation de la France était extrême. Je voulais remettre de l'ordre. Je veux préparer un programme pour l'avenir. On verra en 2016 ce qui se passera. Si ce n'est pas moi, ce n'est pas moi. Ma candidature n'est pas obligatoire".

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