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Nicolas Sarkozy : "Il y a eu une instrumentalisation de la justice"
©Capture vidéo Europe 1

Explications

Nicolas Sarkozy : "Il y a eu une instrumentalisation de la justice"

Nicolas Sarkozy s'est exprimé publiquement pour la première fois sur sa mise en examen dans une affaire de trafic d'influence dans une interview accordée à TF1 et Europe 1.

  •  Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce mercredi pour trafic d'influence actif, corruption active et recel de violation du secret professionnel.
  •  Cette mise en examen a été décidée à l'issue d'une garde à vue qui a duré une quinzaine d'heures, une mesure exceptionnelle pour un ancien chef d'Etat.
  •  L'ex-président risque des peines pouvant aller jusqu'à dix ans de prison et 150 000 euros d'amende. Des peines complémentaires sont prévues par le code pénal, notamment l'interdiction des droits civiques.  
  •  De telles sanctions priveraient Nicolas Sarkozy de se porter candidat à un quelconque mandat, pour une ou plusieurs années.
  •  Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy et le haut magistrat Gilbert Azibert ont également été mis en examen, pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction.

>> 20h35 : Fin du direct : retrouvez l'intégralité de l'entretien via ce verbatim d'Europe 1.

20h30 : Nicolas Sarkozy laisse planer le doute sur sa candidature à la présidence de l'UMP

"La question de savoir si on doit renoncer ne se pose pas pour moi. (...) Je regarde avec consternation la situation de la France et je connais l'inquiétude et la souffrance des Francais. (...) J'aurais à réfléchir sur la décision que je prendrai d'ici à la fin du mois d'août ou du mois de septembre" 

20h26 : Nicolas Sarkozy revient sur le financement de sa campagne de 2012

"Cette campagne a été vérifiée dans tous les sens par la Commision des comptes de campagne et par le Conseil Constitutionnel. (…) Ma campagne n'a pas coûté un centime au contribuable. Il n'y a jamais eu de double système de facturation (...) C'est une folie, personne ne peut jamais imaginer que les enquêteurs soient passés au travers".

20h25 : "Je n'ai rien à me reprocher" 

"Rien. Cela fait 35 ans que je fais de la politique. (...) Je suis écouté dans mes téléphones depuis plusieurs mois. On ne trouve rien. Je prends les Français à témoin. Quand on est innocent, on n'a pas peur de s'expliquer". 

20h23 : Nicolas Sarkozy charge son avocat 

"Il existe une écoute (...) où je dis à Thierry Herzog : non, je ne ferai pas l'intervention. M. Azibert n'a rien obtenu, je n'ai pas fait de démarches. Où est le traffic dinfluence ? Ou est la corruption ? C'est scandaleux". 

20h21 : "Je ne demande aucun avantage"

"Je ne demande aucun droit particulier. Je vous rappelle que j'ai été interrogé dans le cadre de l'affaire Bettencourt (...) J'ai eu un non-lieu, savez-vous que j'ai dû endurer 22h d'interrogatoire ?"

20h18 : "Il y a une instrumentalisation de la justice" 

"Les choses sont claires. Madame Taubira, garde des Sceaux, sur le plateau de monsieur Bouleau, a été convaincue de mensonge lorsqu’elle a dit : "je n’ai jamais eu connaissance des écoutes des conversations de monsieur Sarkozy". Vous avez prouvé qu’elle avait menti. Vous savez comme moi que monsieur Valls a menti lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. D’ailleurs, je suis très étonné. Ce matin même, monsieur Valls dit : "les faits qui sont reprochés à Nicolas Sarkozy sont très graves". Mais qu’en sait-il ?"

20h16 : "Il y avait une volonté de m'humilier"

"Ces chefs d'accusation sont grotesques. Je ne connaissais pas le dossier, et j'ai accepté de répondre à toutes les questions scrupuleusement. Est-il normal que je sois écouté dans le cadre de mes conversation les plus intimes (....) et qu'elles soient diffusées par des journalistes, des médias. Est-il normal que je sois mis en garde à vue pendant 15 heures ?" 

20h11 : Nicolas Sarkozy se dit choqué par cette affaire 

"Je suis profondément choqué de ce qui s'est passé. Je ne demande aucun privilège. Et si j'ai commis des fautes, j'en assumerai toutes les conséquences. Je ne suis pas un homme qui fuit ses responsabilités."

20h09 : Nicolas Sarkozy explique pourquoi il a tenu à accorder cet interview

"J'ai estimé que la situation est suffisamment grave pour que je dise aux Français de ce qu'il en était de l'instrumentalisation politique d'une partie de la justice aujourd'hui. "Dans notre pays qui est le pays des droits de l'homme, (...) il y a des choses qui sont en train d'être organisées. Les Français doivent les connaître, et en leur conscience, et en toute liberté, doivent juger de ce qu'il en est".

"Tout est fait pour donner de moi une image qui n'est pas conforme à la vérité. Je veux dire à ceux qui nous écoutent, ou ceux qui nous regardent, que je n'ai jamais trahi leur confiance, que jamais je n'ai commis un acte contraire aux principes républicains, ou à l'Etat de droit."

19h45 : "Il y avait une volonté de m'humilier"

"J’ai été en garde à vue pendant 15 heures sous la surveillance de policiers, les deux dames qui m’ont donné rendez-vous à deux heures du matin, il y avait une volonté de m’humilier" a-t-il expliqué, selon des déclarations du journaliste d'Europe 1 Nicolas Poincaré qu'il a tenus à l'antenne.

19h35 : Thierry Herzog a-t-il voulu faciliter l'arrivée du magistrat Azibert à Monaco ?

Lâcherait-il son avocat ? Nicolas Sarkozy, dans l'entretien qu'il a accordé à Europe 1 et TF1 ce mercredi (diffusion ce soir à 20 heures) aurait en tout cas reconnu que Thierry Herzog lui avait effectivement demandé d'aider le magistrat Gilbert Azibert pour obtenir un poste à Monaco.

19h20 : "Je n'ai jamais commis un acte contraire aux principes républicains ou à l'Etat de droit"

"Il était venu pour moi le temps de m'expliquer, de prendre la parole. Et la nuit dernière qui me fût réservée m'a convaincu de la nécessité de le faire. Je suis profondément choqué par ce qui s'est passé. Je ne demande aucun privilège. Et si j'ai commis des fautes, j'en assumerai toutes les conséquences. Je ne suis pas un homme qui fuit ses responsabilités."

19h00 : Nicolas Sarkozy contre-attaque suite à sa mise en examen

Contre-attaque médiatique pour l'ancien chef de l'Etat, qui est interrogé par Europe 1 et TF1 ce soir suite à sa mise en examen pour trafic d'influence actif, corruption active et recel de violation du secret professionnel.

tf1.fr

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