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Murdoch renonce à BSkyB
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Scandale des écoutes

Murdoch renonce à BSkyB

News Corp. a annoncé retirer son offre d'achat sur le bouquet satellite, devançant ainsi le vote défavorable des députés.

[Mise à jour le 14 juillet à 15h00]

Alors que la Chambre des Représentants s'apprêtait à voter une mention contre le rachat de BSkyB par News Corp, le groupe de Rupert Murdoch a annoncé qu'il retirait son offre. "Nous pensons que le rachat proposé de BSkyB par News Corporation bénéficierait aux deux sociétés, mais il est devenu clair qu'il est trop difficile de progresser dans ce climat", a expliqué le numéro 2 de la société.

Lancée il y a plus d'un an, l'opération visait au rachat de 60,9 % du bouquet satellite pour un montant d'environ 9 milliards d'euros. Ce retrait a été salué comme une décision "décente et responsable" par le Vice-premier ministre britannique Nick Clegg.

[Mise à jour le 13 juillet à 6h30]

Rupert Murdoch et son empire médiatique dans la tourmente.

Après les révélations successives de ses derniers jours et les critiques frontales de l'ancien Premier ministre Gordon Brown, la commission des médias à la chambre des Communes a demandé à entendre le magnat de la presse ainsi que son fils James Murdoch, et la directrice générale de News Corp Rebekah Brooks. "Ils ont trompé le pays et leurs lecteurs, je crois qu’il incombe aux députés de savoir de quoi il retourne", indique un élu travailliste.

Les affaires se compliquent sérieusement pour Rupert Murdoch, d'autant que des députés britanniques de tous bords entendent s'opposer ce mercredi au rachat du bouquet satellite BskyB par News Corp. La motion sera non contraignante, mais rendra l'hypothèse de ce rachat estimé à 10 milliards de dollars nettement moins probable. Le Premier ministre David Cameron et son gouvernement soutiendront l'initiative.

Par ailleurs, le Wall Street Journal croit savoir que Rupert Murdoch chercherait à céder ses activités de presse écrite au Royaume Uni. Outre feu News of the World, M. Murdoch est actuellement propriétaire du Times of London, du Sun et du Sunday Times.

[Mise à jour à 13h30]

Gordon Brown a réagi aux révélations le concernant sur BBC Newsen accusant le groupe de Rupert Murdoch d'avoir utilisé des "moyens criminels" et d'avoir "entretenu des relations avec la pègre" afin de se procurer des informations relatives à sa vie privée.

[Le 12 juillet]

Le grand déballage n'est finit pas, et il concerne maintenant Gordon Brown. L'ancien Premier ministre britannique aurait en effet été lui aussi victime des indiscrétions de journalistes employés par le groupe de presse de Rupert Murdoch.

The Guardian révèle ainsi que des comptes en banque, des documents fiscaux, des éléments de la vie privée et des dossiers médicaux de la famille de Gordon Brown ont été espionnés pendant une dizaine d'années par The Sun et The Sunday Times.

La messagerie vocale de celui qui fut également ministre de l'Economie aurait été piratée par des enquêteurs privés embauchés par les tabloïds. Certains auraient pu avoir accès à certaines de ses informations bancaires, et d'autres se seraient emparés du dossier médical du fils de M. Brown atteint de mucoviscidose. A chaque fois bien sûr, les gros titres des journaux concernés...

Gordon Brown rejoint la longue liste des responsables politiques visés par les agissements illégaux de certaines publications britanniques : Tony Blair, Jack Straw, Peter Mandelson ou encore John Prescott en ont en effet eux aussi été victimes. L'ampleur des indiscrétions des tabloïds semble toutefois démesurée en ce qui concerne M. Brown, et elles se sont produites alors que celui-ci occupait les plus hautes responsabilités politiques du pays.

Lu sur The Guardian

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