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Municipales à Paris : Bernard Debré s'en prend à Jean Tiberi
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Rien ne va plus

Municipales à Paris : Bernard Debré s'en prend à Jean Tiberi

Le député de Paris n'accepte ni les critiques du maire du Ve arrondissement envers Nathalie Kosciusko-Morizet ni la candidature dissidente de son fils.

La campagne des municipales parisiennes tourne de plus en plus au vinaigre pour l'UMP. Alors que les dissidences se font de plus en plus menaçantes et les couacs réguliers, les règlements de compte semblent désormais devenir monnaie courante. C'est au tour de Bernard Debré, député du XVIIe arrondissement, de s'en prendre à Jean Tiberi, l'ancien maire de Paris, par la voie d'un billet de blog.

En cause, les propos de Jean Tiberi à l'encontre de Nathalie Kosciusko-Morizet. "Dès son arrivée, elle m'a attaqué, moi, l'ancien maire de Paris, c'est absurde, alors que je n'étais pas candidat. Elle fait n'importe quoi, il faut changer ça", a déclaré le maire du Ve arrondissement dont le fils brigue la succession par le biais d'une candidature dissidente. 

"Voici que tu avais l’occasion de montrer un peu de courage et d’abnégation, la Mairie de Paris étant en jeu une nouvelle fois. Souviens-toi des élections municipales de 2001 où tu as affronté Philippe Séguin qui était désigné officiellement par notre parti. Nous aurions pu les gagner, mais ton acharnement égoïste nous les a fait perdre. Tu as voulu t’accrocher à ton mandat quitte à faire perdre nos couleurs. Tu y es parvenu", écrit Bernard Debré, visiblement très remonté envers son collègue UMP.

"Tu considères le 5eme arrondissement comme ton fief ; fief familial dans lequel tu veux présenter coûte que coûte ton fils. Curieuse conception de la République ! Tu veux en effet que ton fils te succède, même s’il n’a pas d’investiture, même s’il est certain qu’il ne sera pas élu Maire. Tu penses - tu espères - qu’il sera Conseiller de Paris. Peu importe pour toi qu’il le soit dans l’opposition. Tu préfères les socialistes au pouvoir à Paris et ton fils isolé, ajoute-t-il. Tu aurais pu être un homme digne de respect. Tu ne seras qu’un politicien dans le plus mauvais sens du terme, d’autant que tu déverses ta haine dans les médias. Que cherches-tu ? Jeter le discrédit sur ta famille que tu entraines dans le ridicule ?"

Cible d'une partie de la droite, NKM trouvera dans cette lettre un peu de réconfort et de soutien : "NKM, elle, a compris le message éclatant de l’action politique. Elle aurait pu rester simplement dans sa circonscription. Elle a préféré, à l’appel de beaucoup de militants et d’élus parisiens, partir à la conquête de Paris. Elle a du courage et de la volonté. Ne te mets pas en travers de sa route ! Il en va de la dignité de la politique, il en va aussi de la dignité de ta famille".

Lu sur Le Parisien

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