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Un des futurs stades du Qatar
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Accusation

Mondial au Qatar : Vinci visé par une plainte pour "travail forcé," le directeur général se défend

L'ONG Sherpa accuse la filiale du géant français de mettre en place une forme "d’esclavage moderne" des employés des chantiers qui tournent à plein régime dans l'optique du mondial de foot en 2022.

Les accusations ne sont pas nouvelles au Qatar où la situation des ouvriers, tous étrangers, fait partie des griefs reprochés à l'Emirat depuis le début des travaux pour organiser la coupe du monde de football de 2022. Sauf que cette fois, l'ONG Sherpa n'a pas hésité à porter plainte contre le géant français Vinci qui participe aux chantiers.

Les accusations sont lourdes. Vinci est accusé de "travail forcé" et de "réduction en servitude," synonymes d'esclavage moderne dans ce petit pays, où les règles sociales sont peu appliquées pour les ouvriers. Ces derniers mois, plusieurs titres britanniques ont mis en lumière ce problème et le Qatar a promis d'agir pour assurer un meilleur traitement.

Du côté de Vinci, on se défend d'un tel traitement, bien que de nombreuses zones d'ombre persistent. Une accusation récurrente est la confiscation du passeport, chose très courante au Qatar. "Dans le passé, nous gardions les passeports des ouvriers étrangers pour des questions de sécurité", assure Yanick Garillon, directeur général de la filiale qatarienne de Vinci au Parisien. Afin, selon lui, "d'éviter que les ouvriers ne se fassent voler leurs papiers." Ce ne serait plus le cas, grâce aux nouvelles conditions de logement des ouvriers qui disposent désormais d'un coffre-fort.

Une autre accusation concernait les semaines à 66 heures des ouvriers, une chose "impossible" selon le dirigeant puisque "la durée maximum du travail au Qatar est de 60 heures hebdomadaires" soit 6 jours par semaine, payés 176 euros, "hors heures supplémentaires" précise le directeur. Quant aux conditions de travail dangereuses, Yanick Garillon souligne qu'il n'y pas eu d'accidents mortels dans son entreprise depuis 4 ans. "Nous avons eu, par contre, un accident mortel chez un sous-traitant le 5 janvier" reconnaît-il.

Lu sur le Parisien

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