Mariage homosexuel : la question de la transmission patronymique fait débat<!-- --> | Atlantico.fr
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Discussions sur le mariage homosexuel à l'Assemblée nationale
Discussions sur le mariage homosexuel à l'Assemblée nationale
©Reuters

Prises de bec

L'analyse des amendements et du projet de loi ont repris ce lundi à l'Assemblée nationale. Et déjà, des questions suscitent la polémique.

"En l’absence de déclaration conjointe mentionnant le choix de nom de l’enfant, celui-ci prend le nom de l’adoptant et de son conjoint ou de chacun des deux adoptants, dans la limite du premier nom de famille pour chacun d’eux, accolés selon l’ordre alphabétique". Le texte de l'article 2 du projet de loi homosexuel est clair. Pourtant, en commission des Lois, un amendement a été adopté pour étendre cette règle aux "filiations par le sang". Donc avec ce projet de loi, l’enfant obtient les deux noms de famille. Avant, dans un tel cas, l’enfant recevait uniquement le nom du père.

La droite est monté au créneau contre cette volonté. "Vous proposez une révolution mais cette révolution avance masquée", a crié Hervé Mariton. "Là où aujourd'hui un enfant s'appelle Durand, il s'appellera demain Durand-Martin sauf si les parents demandent explicitement qu'il s'appelle Durand", a indiqué le député de la Drôme. "Les Français vont se rendre compte que cette réforme aura un impact: c'est l'effacement du père !", a estimé Marc Le Fur.

La gauche a répondu à se accusations. "Ce n'est pas l'effacement du père. Ce que vous attendez c'est l'effacement du nom de la mère ! On est en 2013", a déclaré Erwann Binet, rapporteur socialiste du projet de loi. Christiane Taubira a elle indiqué que "le sujet méritait encore d'être discuté. Il peut mûrir pendant la navette parlementaire".

La longueur des débats en question

Dénonçant des "conditions de travail pas normales" des députés, qui ont "siégé 22 heures sans discontinuer", l'un des principaux orateurs de l'UMP, Philippe Gosselin, a critiqué une "stratégie" du gouvernement et de la majorité face aux milliers d'amendements UMP. "Si on nous prive de notre droit d'amendement, cela nous prive de notre droit d'expression démocratique. C'est très grave", a-t-il lancé dans les couloirs, avant la reprise des débats.

Pour le président de la commission des Lois Jean-Jacques Urvoas (PS), maintenant "nous sommes dans des articles de coordination, des articles utiles, mais pas centraux, stratégiques: si l'opposition était réaliste, elle retirerait l'essentiel de ses 3.200 amendements et nous pourrions travailler sur les deux trois points qu'il reste encore à discuter sérieusement".


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