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Manuel Valls : "Ma conception de l'autorité de l'Etat est aux antipodes de celle de Nicolas Sarkozy"
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Manuel Valls : "Ma conception de l'autorité de l'Etat est aux antipodes de celle de Nicolas Sarkozy"

Front national, sécurité, Sarkozy, fiscalité : le Premier ministre a couvert l'actualité ce dimanche, lors du Grand Rendez-vous Europe 1 - iTélé - Le Monde.

Invité ce dimanche du Grand Rendez-vous Europe 1-iTélé-Le Monde, le premier ministre a répondu pendant une heure aux questions de Jean-Pierre Elkabbach, de Michael Darmon et d’Aranud Leparmentier sur une actualité très chargée.

Il est notamment revenu sur les attaques de Nicolas Sarkozy envers le gouvernement sur le sujet de la sécurité, notamment suites aux émeutes à Moirans (Isère) le 20 octobre, qui n'ont pour l'instant conduit à aucune interpellation. Le Premier ministre a vivement réagit : "Comment un ancien président de la République peut mettre en cause le gouvernement en disant : ‘il n'y a pas eu d'interpellation'? De quel droit dit-il cela ? Qu'un habitant se pose des questions, je comprends. Mais ‘ramasser' (interpeller, ndlr) pour faire plaisir à Nicolas Sarkozy sans preuve ça serait pire que tout. Je souhaite que l'enquête soit menée jusqu'au bout"

"Ma conception de l'autorité de l'Etat est aux antipodes de celle de Nicolas Sarkozy. Pour moi, l'autorité, c'est la règle (...) Lui, c'est ‘je ne respecte pas les règles de droit, je ne respecte pas l'Etat de droit, je bafoue les principes mêmes de la République, c'est-à-dire l'indépendance de la Justice'. Et c'est en permanence", a poursuivi le Premier ministre, invitant Nicolas Sarkozy à "faire preuve de responsabilité et de décence sur le rapport à la justice".

Sur sa relation avec Emmanuel Macron, le Premier ministre a tenu à lever toute ambiguïté : "Il n’y a aucune rivalité. Répondre à cette question, c’est donner corps à des papiers de presse qui ne reposent sur aucune réalité. Emmanuel Macron est un talent, est un atout pour le gouvernement que je dirige. Par sa compétence, par son engagement, par son dynamique, par sa capacité aussi à porter et à mener des réformes".

Sur le dossier des régionales, dans lequel il a décidé de fortement s'impliquer, Manuel Valls a déclaré : "Dans la plupart des régions, le combat politique aura lieu entre la droite républicaine et la gauche, qui devra se rassembler ensuite au second tour. Donc il faut mener campagne et se battre ! Le total des voix de gauche sera souvent au-dessus des voix de droite. La gauche a gouverné des régions ensemble, elle a un bilan". Sur la possibilité que le Front national remporte quelques succès lors de ces élections, il a admis une "situation politique nouvelle, avec trois grandes forces politiques. Oui, ce serait un drame que le FN gagne une, deux ou trois régions, d’abord pour les habitants de ces régions. Car sa politique sera très dure pour les petits, les retraités, les jeunes, les précaires. Et, pour l’image de la France, ce serait une catastrophe."

Sur le plan économique, Manuel Valls a rejeté la possibilité que Renault, dont l'État est actionnaire à 19,7%, et Nissan fusionnent. "Nous ne souhaitons pas une fusion. Nous voulons que l'Alliance perdure, qu'elle soit toujours aussi conquérante telle qu'elle l'est. Il n'y a aucune agitation. L'État joue pleinement son rôle d'actionnaire. Nous faisons confiance aux managers de Nissan et de Renault".

 

 

 

Lu sur Europe 1

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