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Manuel Valls : "La France accueillera 30.000 demandeurs d'asile, pas plus"
©Reuters

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Manuel Valls : "La France accueillera 30.000 demandeurs d'asile, pas plus"

"Il y a cette tradition d'accueil, le droit d'asile, inscrit au coeur même des valeurs de notre pays", a indiqué le Premier ministre. "En même temps, nous ne pourrons pas en Europe accueillir tout ceux qui fuient la dictature en Syrie".

Manuel Valls se veut ferme sur la question migratoire. Le Premier ministre a déclaré que la France n’accueillerait "pas plus" de 30.000 demandeurs d'asile.

Invité de l'émission politique de France 2 "Des paroles et des actes", le chef du gouvernement a souligné que "l'honneur de l'Europe, c'est d'accueillir ces réfugiés", avant de donner des chiffres: "Il y a 500.000 personnes qui viennent en Europe chercher une protection. La France a accueilli, depuis 3 ans, en moyenne, 66.000 demandes d'asile. L'Allemagne, 400.000 en 2014. Ce sont là les ordres de grandeur. La Commission européenne a proposé des centres d'accueil de 160.000 demandeurs d'asile. La France a proposé d'en accueillir 30.000. Et ce ne sera pas plus."

"Il y a un double message très important à faire passer", a-t-il poursuivi. "Il y a cette tradition d'accueil, le droit d'asile. C'est un droit constitutionnel, international, inscrit au coeur même des valeurs de notre pays, de la République, de la France. En même temps, il y a quelque chose d'important. Nous ne pourrons pas en Europe accueillir tout ceux qui fuient la dictature en Syrie".

Manuel Valls est aussi revenu sur les mesures de sécurité liées à la question migratoire. "Pour que Schengen soit fiable, il faut des gardes-frontières, des frontières qui soient protégées. L'UE a le droit à avoir des frontières", ajoute-t-il. "Pour que le droit d'asile fonctionne, il faut que ceux qui sont déboutés soient reconduits à la frontière".

"Est-ce que l'on peut faire passer un message qui consiste à dire: 'venez tous en Europe ?' Non, ce n'est pas possible", estime le Premier ministre, qui rappelle que "l'immigration a toujours été une chance pour notre pays, mais tout cela doit être maîtrisé."

Lu sur France Tv Info

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