Manifestation pro-palestinienne : 41 personnes en garde à vue, Le Foll s'en prend au NPA | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
La manifestation pro-Palestine a dégénéré à Paris
La manifestation pro-Palestine a dégénéré à Paris
©REUTERS/Gonzalo Fuentes

Débordements

Manifestation pro-palestinienne : 41 personnes en garde à vue, Le Foll s'en prend au NPA

Interdit, le rassemblement en soutien à Gaza a dégénéré ce samedi place de la République à Paris. Au total 65 personnes ont été interpellées.

Jets de projectiles, abribus vandalisés, drapeau israélien brûlé, grenades lacrymogènes, slogans contre Israël, le gouvernement et les forces de l'ordre… la tension était vive samedi en fin d'après-midi place de la République à Paris. La manifestation pro-palestinienne, interdite, a dégénéré. Ce rassemblement a en effet donné lieu à des débordements et des heurts entre des petits groupes et les forces de l'ordre. Ce dimanche matin, 41 personnes étaient toujours en garde à vue sur un total de 65 interpellées. Elles sont notamment soupçonnées de "violences volontaires aggravées" (avec arme ou en réunion) sur les forces de l'ordre et "rébellion". 

>>>> A lire aussi : Le conflit israélo-palestinien ré-expliqué en 5 FAITS à l’attention des excités en tout genre >>>>>

Samedi soir, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, dressant à la préfecture de police de Paris le bilan de la journée, avait fait état de quelque 70 interpellations et 30 gardes à vue, ainsi que d'une douzaine de policiers et gendarmes mobiles légèrement blessés.  Et le ministre d'ajouter : "Des jeunes ont joué un rôle d'apaisement, mais il y avait bien présents à cette manifestation des casseurs qui étaient là pour organiser des affrontements, de la violence pour faire déferler la haine". Bernard Cazeneuve a toutefois estimé que les incidents avait été "parfaitement maîtrisés" par les forces de l'ordre.


Manif pro-Gaza interdite: les "organisateurs n... par BFMTV

Entre 4 000 et 10 000 personnes, selon les estimations respectives de la police et des organisateurs, avaient bravé samedi l'interdiction de manifester décidée par la préfecture en raison selon elle de risques de troubles à l'ordre public. En effet, il y a une semaine la manifestation en soutien à Gaza avait déjà donné lieu de violents débordements à Barbès.

Ce dimanche, dans les colonnes du Parisien, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll s'en prend vivement  au Nouveau parti anticapitaliste (un des organisateurs de ce rassemblement). "Si les heurts ont été limités, c'est parce que la police a maîtrisé la situation. Comme la semaine dernière à Barbès. Je constate aussi qu'on n'a jamais entendu de la part d'organisations politiques comme le NPA une condamnation ferme des propos qui ont été tenus et qui sont contraires à tous les principes républicains. C'est assez déplorable".

Sur la manifestation de ce samedi, Stéphane Le Foll déploré la présence de "groupes qui, loin de vouloir manifester, étaient là pour être violents et exprimer de la haine. Ces groupes ont été heureusement contenus. Mais pour les organisateurs ces violences inacceptables sont un échec". Mais celui qui est aussi ministre de l'Agriculture souligne que "près de 300 manifestations ont été autorisées et se sont déroulées dans de bonnes conditions et seulement cinq interdites". En effet, dans le même temps, des milliers de personnes défilaient dans le calme à Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux ou Toulouse. 

 

Lu sur Le Parisien

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !