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Manche : Polémique autour d'un réfugié acquitté d'un viol car il n'avait pas "les codes culturels"
©Paul FAITH / AFP

Nul n'est censé ignorer la loi

Manche : Polémique autour d'un réfugié acquitté d'un viol car il n'avait pas "les codes culturels"

"Les jurés ont estimé que l'auteur n'avait pas pris conscience de l'absence de consentement de la victime au moment des faits", a expliqué l'avocat de la plaignante au Figaro.

Alors que des milliers de manifestants sont attendus dans une cinquantaine de villes en France, ce samedi 24 novembre, à l'appel du collectif citoyen #NousToutes qui veut mobiliser contre les violences sexistes et sexuelles, de nombreux internautes et responsables politiques de droite se sont émus, cette semaine, de l'acquittement le 21 novembre par la cour d'assises de la Manche d'un réfugié bangladais accusé du viol d'une lycéenne de 15 ans à Saint-Lô, dans la Manche, fin 2015. Il a en parrallèle été condamné à deux ans de prison avec sursis, assortis d'une mise à l'épreuve, pour l'agression sexuelle d'une autre jeune fille mineure à la même époque.

D'après le journal local La Manche Libre, qui a couvert le procès, "les experts qui ont examiné l’accusé s’accordent tous pour le décrire comme narcissique et égocentré et que dans la culture masculine du Bangladesh, son pays d’origine, “les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel”." Une excuse culturelle utilisée par l'avocate de la défense, qui a déclaré que son client "n'avait pas les codes culturels" pour prendre conscience qu'il violait la jeune femme.

Cette difficulté d'intégration semble ne pas s'être arrangée depuis 2015 : le journal cite aussi le témoignage du capitaine de police de la sûreté départementale de Saint-Lô, qui a déclaré devant la cour que "lors de l'audition de l'accusé en garde à vue, il a dû placer un brigadier entre l'interprète et le mis en cause car ce dernier tentait de lui peloter les cuisses. Selon lui, l'accusé “considère les femmes françaises comme des p****, il a un comportement de prédateur”".

Suite au début de polémique, l'avocat de la plaignante qui affirme avoir subi un viol a précisé au Figaro que "l'origine de l'accusé n'a pas été un élément déterminant mais un élément parmi d'autres. Les débats ont tourné autour de la notion de consentement. Les jurés ont estimé que l'auteur n'avait pas pris conscience de l'absence de consentement de la victime au moment des faits."

Parmi les réactions, la députée Les Républicains Valérie Boyer a écrit une lettre au Premier ministre, demandant : "Allons-nous laisser admettre qu'il existe une culture qui permet aux hommes de violer les femmes?" "Un migrant viole deux mineures et ressort libre, le tribunal considérant les “codes culturels” du criminel comme circonstance atténuante. Laxisme criminel d'une justice qui n'en a que le nom. Le silence des féministes toujours aussi assourdissant!", s'est insurgé sur Twitter Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national.

Interpellée sur les réseaux sociaux, où elle est très active, la Secrétaire d'Etat égalité femmes-hommes Marlène Schiappa n'a pas réagi. 

Lu dans Le Figaro

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