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Les violences sexuelles contre les femmes restent très mal prises en charge, selon une étude
©FRANCOIS GUILLOT / AFP

Accablant

Les violences sexuelles contre les femmes restent très mal prises en charge, selon une étude

Une enquête a recueilli plus de 500 témoignages édifiants sur la qualité de la prise en charge des violences sexuelles dans les commissariats et gendarmeries.

Selon plusieurs centaines de témoignages recueillis en mars par le groupe Tumblr "Paye ta police" et le collectif féministe "Le groupe F", de gros problèmes existeraient dans la prise en charge des femmes qui se rendent dans les commissariats et gendarmeries pour dénoncer des violences sexuelles. « Débrouillez-vous avec vos scènes de ménage à la con » ou encore « Victime de revenge porn, j’ai eu droit à une petite tape sur l’épaule : 'allez tentez de vous reconstruire'. Pas de plainte » : les témoignages listés font froid dans le dos.

D’après l’enquête, dans 91% des cas, il y aurait une mauvaise prise en charge par les forces de l’ordre (police ou gendarmerie). Les statistiques sont édifiantes : un refus de prendre la plainte serait mentionné dans 60% des cas, "la remise en question de l'importance des faits" (53% des cas) et "la culpabilisation de la victime" (42,6% des cas).

"Ces comportements, nombreux, ont pour conséquence de décourager les victimes, parfois d’ajouter à la maltraitance déjà subie. Ces dysfonctionnements découragent les victimes d’aller porter plainte et envoient un message d’impunité aux agresseurs" indiquent les auteurs de l'enquête. Selon eux, la police et la gendarmerie sont "le maillon indispensable pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles".

Lu sur Le Monde

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