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Les Philippines essayent de renouer les liens avec les États-Unis après l'insulte du président Rodrigo Duterte
©Erik de Castro / Reuters

Va, je ne te hais point

Les Philippines essayent de renouer les liens avec les États-Unis après l'insulte du président Rodrigo Duterte

Le président des Philippines avait traité de Barack Obama de "fils de p..." alors que s'ouvre un important sommet des nations d'Asie du Sud-Est.

Le gouvernement des Philippines s'est platement excusé au nom de son président, Rodrigo Duterte, qui avait traité Barack Obama de "fils de p---", après que les États-Unis ont annulé une rencontre bilatérale à la suite de l'insulte. Barack Obama est actuellement en visite en Asie du Sud-Est et ouvre actuellement un sommet des nations d'Asie de l'Est et du Sud-Est au Laos, un sommet qui est maintenant perturbé par l'embrouille diplomatique. C'est la première fois qu'un président des États-Unis en exercice visite le Laos, et Barack Obama veut faire un discours attendu sur les conséquences de la guerre au Vietnam. 

Le gouvernement des Philippines est très critiqué pour sa "guerre contre les drogues", qui a d'ores et déjà fait 2 400 victimes depuis que Rodrigo Duterte a été élu il y a deux mois. 900 sont morts lors d'opérations policières contre des trafiquants, et le reste sont appelées "morts sous enquête" ; selon les ONG, ce terme est un euphémisme pour des exécutions extrajudiciaires. De nombreuses ONG ainsi que l'Onu ont critiqué les abus de droits de l'homme qu'il y aurait au cours de cette guerre. Duterte craignait que Barack Obama n'essaie de le tancer sur ce sujet sensible, et avait répondu que si c'était le cas il le traiterait de "putang ina", une phrase en tagalog qui veut dire "fils de p...". Il avait également proclamé que les Philippines sont un pays souverain et que Duterte n'a à rendre de comptes qu'au peuple philippin, ce alors que les Philippines étaient une colonie américaine de 1898 à 1946. La Maison blanche avait précédemment déclaré qu'Obama ne se priverait pas de critiquer les abus de droits de l'homme aux Philippines. 

Le président Duterte "regrette que ses remarques à la presse ont créé une telle controverse. Il exprime sa considération profonde et son affinité envers le président Obama et le long partenariat entre nos nations." Rodrigo Duterte n'en est pas à son premier dérapage verbal : avant son élection, il avait traité le pape François, aussi, de "fils de p...", dans un des pays les plus catholiques au monde, à cause des bouchons dûs à sa visite officielle. 

Via Reuters

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