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Les confessions de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, sur la politique d'Emmanuel Macron
©PHILIPPE HUGUEN / AFP

L'heure du bilan

Les confessions de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, sur la politique d'Emmanuel Macron

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, était l'invité de la matinale de RTL en ce lundi 23 avril. Xavier Bertrand s'est exprimé sur la politique du président de la République dans le cadre de cette interview. L'ancien membre des Républicains s'est montré critique envers les orientations de la politique d'Emmanuel Macron.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a dressé un bilan de la première année de la présidence d'Emmanuel Macron lors de son entretien sur les ondes de RTL dans la matinée du 23 avril. Xavier Bertrand considère notamment que "ceux qui travaillent sont les grands oubliés" de la politique gouvernementale. 
Xavier Bertrand a avoué avoir voté pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle afin de faire barrage à Marine Le Pen.  
"J'ai voté Macron au second tour et je n'ai aucun regret. Quoi que fasse le président de la République demain, je n'aurai jamais de regret d'avoir voulu faire barrage à Marine Le Pen."
Selon Xavier Bertrand, le macronisme se définit par "une envie de sortir de l'immobilisme principalement, une envie d'aller de l'avant, avec – on le voit notamment avec le voyage aux Etats-Unis [du couple présidentiel] – une France qui a l'international a repris des couleurs et des bonnes couleurs". 
Le président des Hauts-de-France regrette en revanche certaines orientations de la politique du chef de l'Etat sur le plan. 
"Sur le plan national, les choses sont beaucoup plus contrastées. Les premières mesures qui ont été prises ont surtout fait du bien à ceux qui ont les moyens. Emmanuel Macron ne favorise que les premiers de cordée. Moi j'aimerais bien qu'on s'occupe de toute la cordée. (…) J'ai peur que les mesures qui sont prises, notamment sur le pouvoir d'achat, n'aggravent les choses."
Xavier Bertrand estime que la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été prise trop tôt. 
"Pourquoi ne pas avoir commencé par la défiscalisation des heures supplémentaires ? (…) Plutôt que le 'd'abord', j'aurais préféré le 'en même temps'".
Le président des Hauts-de-France tient à mettre en garde le chef de l'Etat sur le mécontentement des Français et le risque de voir ressurgir le Front National. 
"Beaucoup de Français se disent : "Au final, c'est pas une politique pour nous et, en tous cas, elle se fait sans nous". Et il faut bien voir que depuis des années ils ressentent ça, et c'est la raison pour laquelle ils se tournent vers l'abstention ou vers les extrêmes. Je crois qu'il faut davantage écouter et surtout se souvenir des leçons de la présidentielle. Si vous n'aidez pas les classes moyennes à s'en sortir, à faire des projets d'avenir, les classes moyennes vont décrocher de la démocratie, et c'est ça mon inquiétude."
Selon Xavier Bertrand, Emmanuel Macron ne doit pas pour autant stopper ses projets de transformations du pays, il doit en revanche "mettre de la justice dans ses réformes. (…) Il a beaucoup de certitudes. Ce n'est pas interdit d'avoir des certitudes, mais on oublie la chair et on oublie les gens.
Xavier Bertrand a clairement dit, durant cet entretien avec la journaliste d'Elizabeth Martichoux, qu'il ne souhaitait pas entrer au gouvernement. L'ancien membre des Républicains, a exprimé son attachement à la région des Hauts-de-France dans le cadre de cet entretien sur RTL : "Mon parti, c'est ma région."  
Lu sur RTL

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