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Lagardère : les salariés votent une grève générale à partir de lundi
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En colère

Lagardère : les salariés votent une grève générale à partir de lundi

Ils entendent s'opposer à la mise en vente d'un tiers de ses titres par le premier groupe de presse magazine en France.

L'annonce a fait l'effet d'une bombe. Ce qui devait arriver, arriva. Ce jeudi, après avoir appris que Lagardère Active comptait mettre en vente un tiers de ses titres, dont Première et Psychologies, les salariés ont annoncé se mettre en grève générale avec blocage de la sortie des magazines à partir de lundi, lors d'une assemblée générale ce jeudi. Les organisations syndicales entendent s'opposer au projet de la direction et y voient une menace pour l'emploi.

Lagardère Active est le premier groupe de presse magazine en France. Mais l'entreprise entent réorganisé son activité presse. C'est pourquoi elle compte céder en plus de Première et Psychologies,  Auto Moto, Campagne et Décoration, Le Journal de la Maison, Maison & Travaux, Mon Jardin Ma maison, Union et Pariscope.

"Ces titres cédés sont de grande qualité, ils ont des équipes hautement professionnelles. Mais Lagardère Active doit impérativement resserrer son portefeuille pour concentrer ses efforts d'investissement", a justifié la direction. "Le choix de concentrer nos forces sur nos vaisseaux amiraux doit s'accompagner d'une stratégie de développement de ces marques phare", a écrit Denis Olivennes dans une lettre aux salariés du groupe. Pour rappel, le groupe qui a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 1,014 milliards d'euros (14% du chiffre d'affaires du groupe Lagardère). "Les marques phare" dont parle Denis Olivennes sont Elle, Paris Match et Télé 7 jours.

Toutefois, la direction se défend de tout plan social, mais elle souligne que "dans le cas théorique où aucun titre ne serait cédé, le maximum de postes permanents concernés (rédactions, fonctions support dédiées au titre et fonctions support transverses) serait de 240 pour le recentrage d'une part, de 110 pour la réorganisation, d'autre part". Ces 350 postes, soit près de 10% des effectifs du groupe, correspondent environ au nombre de salariés des 10 titres concernés par le projet de cession. Dès lors l'inquiétude est vive chez les salariés. Suffisamment pour qu'ils se mettent en grève générale. 

Découvrez la lettre envoyée par Denis Olivennes aux salariés :




Lu sur BFM TV

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