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La révolte et la colère des cueilleuses de fraises marocaines en Espagne face au harcèlement et aux agressions sexuelles
©CRISTINA QUICLER / AFP

Combat judiciaire

La révolte et la colère des cueilleuses de fraises marocaines en Espagne face au harcèlement et aux agressions sexuelles

La rédaction du New York Times a enquêté sur les cueilleuses de fraises dans les champs en Espagne. Des femmes marocaines auraient été victimes d'abus sexuels. Ce fléau suscite une vive polémique en Andalousie.

Le New York Times a publié un reportage sur les femmes travaillant dans les champs de fraises en Espagne. Des femmes marocaines ont notamment travaillé dans une exploitation près de la ville d'Almonte, sur la côte sud-ouest de l'Espagne. Elles sont actuellement bloquées en Espagne et attendent leur procès. Elles ont intenté des poursuites à la suite d'événements survenus sur ce site. Elles ont notamment dénoncé des faits de harcèlement sexuel, de viol, de traite d'êtres humains et de plusieurs autres violations du droit du travail.

Les maris de certaines de ces femmes ont déjà demandé le divorce. En plus des divorces, de nombreuses femmes ont déclaré avoir été humiliées et critiquées par certains membres de leur famille et leurs voisins au Maroc.

Les femmes ont indiqué qu'elles n'avaient souvent pas d'autre choix que de subir les abus.

L'une des jeunes femmes interrogées par la rédaction du New York Times a indiqué que son patron avait commencé à la harceler sexuellement peu de temps après son arrivée. Il a fait pression sur elle en lui promettant une vie et des conditions de travail meilleures. Beaucoup de ces femmes vivent toujours en Espagne dans l'attente de leur procès. 

Selon des informations du New York Times, l'Espagne est le pays qui exporte le plus de fruits d'Europe. L'Andalousie, là où les femmes interrogées travaillent, produit 80% des fraises espagnoles. 

Suite à un accord signé en 2001, des milliers de femmes marocaines travaillent d'avril à juin dans des serres afin de cultiver et de récolter les fruits.

Des chercheurs et des militants ont alerté depuis de nombreuses années sur les conditions de travail extrêmes dans les fermes isolées. Les autorités espagnoles et marocaines ont pris peu de mesures pour lutter contre ce fléau. Des militants locaux ont indiqué que si les femmes se plaignaient, elles allaient être immédiatement renvoyées au Maroc.

Certaines femmes ont depuis demandé de l'aide auprès d'un syndicat local et auprès d'avocats. Une centaine de femmes ont alors été forcées de monter dans des bus. Elles ont été renvoyées au Maroc, selon des informations du New York Times

L'automne dernier, le gouvernement espagnol a promis d'agir pour cette saison face à cette situation et face à ces abus effroyables. Le ministre marocain du Travail a également promis d'améliorer les conditions de travail. 

Ces saisonnières marocaines ont déposé des plaintes contre leurs employeurs en Espagne. Ces femmes se retrouvent dans des conditions de grande vulnérabilité. 

New York Times

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