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La presse iranienne met la tête de Salman Rushdie à prix pour 600 000 dollars
©Reuters

Ca recommence

La presse iranienne met la tête de Salman Rushdie à prix pour 600 000 dollars

40 organes de presse contrôlés par l'Etat iranien ont financé cette "cagnotte".

Salman Rushdie devra-t-il de nouveau vivre caché ? Quarante organes de presse contrôlés par l'Etat iranien ont annoncé avoir financé une cagnotte de 600 000 dollars (environ 550 000 euros) pour avoir la tête de Salman Rushdie. Cette annonce coïncide avec l'anniversaire de la fatwa de l'Ayatollah Khomeini qui avait déjà demandé la mort de l'auteur du roman Les Versets sataniques, considéré comme blasphématoire par le régime iranien. La fatwa avait été levée en 1998, comme précondition au rétablissement des relations diplomatiques avec le Royaume-Uni, dont Rushdie est citoyen, et Rushdie avait pu sortir de la clandestinité où il avait vécu depuis des années. 

Cependant, le gouvernement iranien ou des éléments liés à eux ont continué de faire du bruit autour de cette fatwa. En 2005, l'ayatollah Khamenei avait réaffirmé la fatwa, et en 2006, l'agence de presse officielle iranienne Fars avait déclaré que la peine de mort à l'encontre de Rushdie était permanente. Aujourd'hui ces organes de presse, liées au pouvoir, en rajoutent une couche avec cette cagnotte. 

Shahin Gobadi, du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a affirmé dans un communiqué du 21 février que "cela prouve clairement, une fois de plus, que le terrorisme est entremêlé avec l’existence même de ce régime et qu’il est l’un des piliers de sa survie. Le simple fait que même les soi-disant médias de ce régime allouent un budget au terrorisme montre bien que toutes les institutions de ce régime sont orientées vers ses objectifs funestes." C'est en tous les cas un rappel de la nature du régime avec lequel l'Occident a décidé de normaliser les relations. 

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