La polémique sur l’État de droit au cœur des réactions politiques ce 29 juillet 2016 | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
La polémique sur l’État de droit au cœur des réactions politiques ce 29 juillet 2016
©REUTERS/Jacky Naegelen

Partagés

La polémique sur l’État de droit au cœur des réactions politiques ce 29 juillet 2016

Le débat sur la nécessité de préserver, ou non, les limites de l’État de droit pour lutter contre le terrorisme mobilise principalement l'attention de la classe politique ce vendredi, trois jours après l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray et l'assassinat du père Hamel.

Benoist Apparu, le député LR de la Marne et porte-parole officiel du candidat Alain Juppé était l'invité d'iTELE ce vendredi 29 juillet. Interrogé sur la proposition de certains membres de la droite d'"enfermer par précaution les Français soupçonnés de lien avec le terrorisme", Benoist Apparu a rappelé que le fait d'être fiché S n'avait pas valeur de culpabilité : "Ce n'est pas parce que vous êtes fiché S que vous avez commis un crime".

Benoist Apparu : "Ce n'est pas parce que vous... par ITELE

Jean-François Copé, le député-maire LR de Meaux, était ce matin l'invité de BFMTV et RMC. Le candidat à la primaire à droite est également revenu sur les déclarations du numéro 2 du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, concernant le changement de l'État de droit, affirmant qu'il fallait "le faire évoluer". Pour lui, c'est "indispensable, il ne faut pas se contenter de dire je veux bien mais je ne peux point". Jean-François Copé a notamment déclaré qu'il y avait "des gens totalement embrigadés, dans des contextes que nous ne connaissons pas", c'est pourquoi "il faut absolument changer" l'État de droit.

Copé sur l'Etat de droit: "Il faut le faire... par BFMTV

"Pas besoin de dire des choses extravagantes pour juste se faire entendre. Le Front est constant", affirme Florian Philippot, vice-président du front national, invité vendredi sur Europe 1"Avant même les premiers grands attentats, le front national disait qu'il fallait rétablir les frontières nationales, que la politique de migrants est absolument dangereuse parce que Daech y infiltre des terroristes. Le Front disait qu'il fallait expulser les fichés S radicalisés quand ils étaient étrangers, enlever leur nationalité française lorsqu'ils sont binationaux puis les expulser". Selon lui, les Républicains, dans la surenchère droitière après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-de-Rouvray, "sont dans la gonflette verbale". "Le Front dit, oui, il y a un Etat de droit. On peut parfaitement prendre des mesures pour la sécurité des Français sans que l'on bascule dans une affreuse dictature."

"Pas besoin de dire des choses extravagantes... par Europe1fr

François Hollande, quant à lui, a rappelé que la garde nationale était mise en place pour gonfler les rangs des forces de sécurité et non pas se "substituer aux forces de l'ordre". Cette réserve puisera dans des forces opérationnelles existantes. La garde nationale pourrait compter jusqu'à 180 000 personnes issues de l'armée, la gendarmerie et la police. Le président de la République a d'ores et déjà annoncé la mobilisation de 15 000 réservistes d'ici la fin du mois.

F. Hollande annonce la mobilisation de 15... par ITELE

Du côté des catholiques, le pape François a tenu ses premiers mots suite à l'assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray. Pour lui, "le monde est en guerre", mais pas de religions. 

Saint-Étienne-du-Rouvray : "Le monde est en... par LeHuffPost

In fine, la mauvaise blague de l'élue de la ville de Brest, Julie Le Goïc, fait du bruit.  "Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ?", a posté sur Twitter la femme politique. Depuis sa publication, Julie Le Goïc vivrait un cauchemar. Elle a expliqué au Lab avoir reçu "environ 1.000 menaces de mort, de viol", comme en témoigne son compte Twitter où elle retweete des messages d'une extrême violence à son encontre. "J'ai fait une blague de mauvais goût, et j'ai eu la bêtise de la faire sur Twitter... J'ai un peu réveillé la fachosphère du coup", s'explique Julie Le Goïc. Malgré tout, elle dit toujours penser "que le droit à l'humour est plus que nécessaire". Le président du groupe des élus FN de Bretagne Gilles Pennelle réclame sa démission. 

Prêtre égorgé : le dérapage d'une élue bretonne... par 6MEDIAS

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !