La justice refuse la restitution à son père biologique d'un bébé né sous X | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
La justice refuse la restitution à son père biologique d'un bébé né sous X
©

Non, c'est non

La justice refuse la restitution à son père biologique d'un bébé né sous X

En première instance, en avril, le tribunal de grande instance de Nantes avait ordonné la remise de l'enfant à son père âgé de 29 ans. Le 13 octobre, l'avocat général avait requis la confirmation de ce jugement.

La justice a tranché ce mardi matin. Elle a refusé la restitution à son père biologique d'un garçonnet de 18 mois qu'il n'a jamais vu, placé depuis sa naissance sous X dans une famille en vue de son adoption. En première instance, en avril, le tribunal de grande instance de Nantes avait ordonné la remise de l'enfant à son père âgé de 29 ans. Le 13 octobre, l'avocat général avait requis la confirmation de ce jugement. Le conseil général de Loire-Atlantique et le parquet avaient interjeté appel au nom de l'intérêt de l'enfant, déjà "stabilisé" dans sa famille adoptante.

"Plus d'une dizaine d'expertises ont été produites à l'audience et les pédopsychiatres sont unanimes : c'est destructeur d'enlever un enfant qui a aujourd'hui 18 mois, qui a un père et une mère qu'il appelle "papa" et "maman". (...) A cet âge, il arrête son développement intellectuel et psychomoteur car il va devoir se réinvestir totalement dans une nouvelle cellule familiale" avait dit Me Jean-Christophe Boyer, l'avocat du département, qui s'interrogeait sur le "revirement" du parquet général.

"Cet enfant, son père l'a désiré depuis le début. Il y avait un projet commun de parentalité entre deux adultes, mais le couple ne résiste pas. (...) Son père de naissance, c'est le seul qui est en capacité de parler à cet enfant de sa mère", avait soutenu au contraire Me Pauline Loirat, qui défendait le père biologique, Yoann Delorme.

Dans cette affaire, la famille adoptive disait vivre "une torture" comme l'a confié la mère adoptive ce mardi matin sur Europe 1. "On attend, on essaye d'avoir confiance" avait-elle ajouté sur RTL. La justice lui a finalement donné raison.

 

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !