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L'Italie en colère après le contrôle d'un Nigerian par des douaniers français dans une commune italienne
©Valery HACHE / AFP

Rififi

L'Italie en colère après le contrôle d'un Nigerian par des douaniers français dans une commune italienne

L'Italie accuse la France "d'ingérence", ce que conteste Paris.

La coopération franco-italienne a un soubresaut. La classe italienne s'est ému ces dernières jours d'un contrôle mené par des douaniers français sur le territoire italien.

L’ONG Rainbow4Africa ("un arc en ciel pour l'Afrique") qui occupe un local de la station alpine de Bardonecchia pour accueillir des clandestins se dirigeant vers la France a dénoncé vendredi "l'irruption" de douaniers français souhaitant qu’un Nigérian y effectue un test urinaire.

Cette "ingérence" présumée a fait réagir la classe politique locale et nationale. Le ministère italien des Affaires étrangères a dénoncé "un acte grave, considéré totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers." Le président de la Ligue, Matteo Salvini, a de son côté tweeté : "Au lieu d’expulser des diplomates russes, il faut ici éloigner les diplomates français."

Dans un communiqué relayé par l’ambassade de France à Rome, le ministère français de l'Action et des Comptes publics a expliqué que vendredi soir, une équipe de la brigade ferroviaire des douanes françaises de Modane était en contrôle sur le TGV Paris-Milan. "Ces agents en uniforme et identifiés comme douaniers français ont suspecté un voyageur, de nationalité nigériane et résident italien, de transport in corpore de stupéfiants. En application de l’article 60 bis du code des douanes, les agents ont demandé à la personne si elle consentait à un test urinaire de détection de stupéfiants, ce qu’elle a accepté par écrit à 19h15", stipule le communiqué. "Afin de réaliser ce contrôle dans des conditions de respect de la personne, les agents ont attendu l’arrivée du train pour utiliser le local attenant à la gare de Bardonnechia​, mis à la disposition de la douane française en application des accords du bureau à contrôles nationaux juxtaposés (BCNJ) de 1990".

Les agents ont demandé à l’ONG d’accéder aux sanitaires pour effectuer le contrôle, qui s’est finalement avéré négatif, selon le communiqué.

Lu dans 20 Minutes

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