L'issue du scrutin ne laissait pas vraiment de doute. Joël Mergui a été réélu ce dimanche 19 juin à la tête du Consistoire central de France, l'institution représentative du judaïsme français, avec 79% des voix, au premier tour, pour un nouveau mandat de quatre ans. Il s'opposait à Evelyne Gougenheim, qui aurait été la première femme présidente du Consistoire. Dans les couloirs de l'assemblée générale, qui se tenait ce dimanche, la stratégie attribuée à Evelyne Gougenheim de jouer les médias—elle a fait l'objet d'un article dans Libération —et de son identité de femme était peu appréciée. Si le Consistoire est une des institutions communautaires et religieuses les plus démocratiques de France, il reste une démocratie indirecte, où les instances du Consistoire central sont désignées par les représentants des consistoires régionaux, qui sont un petit corps électoral de quelques centaines de personnes. Selon une source proche du Consistoire, si la candidature d'Evelyne Gougenheim à la tête du consistoire n'avait pas vraiment de chance, elle lui a permis de se placer pour une éventuelle candidature à la tête du Consistoire de Paris. Traditionnellement, le président du Consistoire central est un ancien président de Consistoire régional. Une source a résumé le résultat : “Mergui a bien gagné, mais Gougenheim n'a pas perdu.”