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Jean-Christophe Cambadélis évoque un échec "total" de la gauche face au FN
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Le patron du PS parle

Jean-Christophe Cambadélis évoque un échec "total" de la gauche face au FN

A quelques heures du vote (consultatif) du plan d’économies de Manuel Valls, le Premier secrétaire du PS appelle les députés au calme et leur demande de ne pas “s'enfermer dans une posture qui deviendrait une impasse”, celle du vote contre.

Au lendemain de la déroute du PS aux municipales, marquées par la progression du FN, le tout nouveau Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis publie L'Europe sous la menace national-populiste, mercredi. La veille de la parution de son livre, il analyse dans une interview au Monde la défaite du PS aux élections municipales. Et lance un appel au calme aux députés frondeurs, irrités par le plan d’économies de 50 milliards.

  • Sur le plan d’économies

Moins tranché que Bruno Le Roux, le patron des députés socialistes qui a menacé les députés qui ne voteraient pas le plan de sanctions, Jean-Christophe Cambadélis joue la carte du "good cop" : "Je ne veux pas brandir de menace", explique-t-il. Pas de menaces, donc, mais de la fermeté : "j'insiste : personne n'a intérêt à s'enfermer dans une posture qui deviendrait une impasse. Si à chaque vote, des élus socialistes votent contre, on n'est plus dans une défiance plus ou moins organisée, mais dans une sécession [...] Donc calmons-nous."

  • Sur la progression du FN, notamment aux dernières municipales

Jean-Christophe Cambadélis est lucide : "L'échec [de la gauche face au FN, ndlr] est total. Nous avons surestimé la scission intervenue en 1999 au FN, sous-estimé la banalisation et nous n'avons pas compris le phénomène national-populiste sur le continent européen".

  • Sur le rôle du PS

Plus globalement, le nouveau Premier secrétaire explique que, d’après lui, le PS"“fonctionne toujours sur de vieux logiciels" : "Notre sémantique est devenue effroyablement technocratique. Nous donnons l'impression d'un entre-soi qui écrase la politique". Il souhaite faire "redescendre la gauche dans le peuple car aujourd'hui le Parti socialiste donne l'impression de ne s'occuper que de lui-même."

  • Sur la règle des 3% de déficit du PIB

Alors que mi-avril, Manuel Valls et Michel Sapin assuraient que la France tiendrait son objectif de ramener le déficit de la France à 3 % du PIB d'ici 2015, Jean-Christphe Cambadélis conteste cette règle. Mais pas question de parler d’une gauche schizophrène, non. "Nous sommes complémentaires" veut croire le Premier secrétaire. "Le gouvernement respecte les traités [...] Mais le PS doit se battre pour pousser une nouvelle majorité au Parlement qui les dépassera."

Lu sur Le Monde

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