Italie : le président Giorgio Napolitano réélu pour un second mandat | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Europe
Le président Giorgio Napolitano rempile pour un second mandat.
Le président Giorgio Napolitano rempile pour un second mandat.
©Reuters

Sortie de crise ?

Italie : le président Giorgio Napolitano réélu pour un second mandat

A la demande quasi générale, le chef de l'Etat italien sortant, Giorgio Napolitano, a présenté sa candidature au sixième tour de scrutin et a été élu.

Bis historique en Italie. Le président italien sortant Giorgio Napolitano, 87 ans, a en effet été réélu samedi pour un second mandat comme président. Une réélection qui marque une première dans l’histoire du pays.

 Le président sortant âgé de 87 ans avait accepté samedi de se présenter devant les grands électeurs italiens pour un nouveau mandat, le deuxième. Giorgio Napolitano avait notamment fait état dans un communiqué officiel d’un sens de « responsabilité envers la nation ». C’est donc sans surprise que cet ancien communiste a été élu à une très large majorité avant d’être accueilli par une longue ovation debout de la majorité des grands électeurs.

Après sa réélection, Giorgio Napolitano a évoqué la « situation difficile » dans lequel le pays est empêtré ajoutant qu’il préciserait ses intentions lors de sa prestation de serment et son discours au Parlement prévue lundi à 16 heures.

Les réactions suite à cette réélection ne se sont pas fait attendre. Le chef de la droite Silvio Berlusconi a ainsi parlé de « journée importante pour notre République «  remerciant « le président Giorgio Napolitano pour son sens du devoir et sa générosité personnelle et politique qui lui a fait accepter de poursuivre son engagement dans un contexte aussi difficile et incertain » tandis que Mario Monti a évoqué « l’esprit de sacrifice » du président. Quant au pape François il a souhaité à Giorgio Napolitano « de poursuivre son action éclairée et sage soutenu par la coopération » des partis politiques. Mêmes sons de cloche du côté européen avec le président du Parlement européen Martin Schulz qui s’est déclaré « confiant que sa stature internationale et son expérience aideraient le pays à sortir de l’impasse et à restaurer la stabilité, la cohésion et la confiance dont l’Italie et l’Europe ont besoin ».

Mais tout le monde n’était pas de cet avis. L’ex-humoriste Beppe Grillo, désormais chef du Mouvement cinq étoiles (M5S) a en effet crié au « coup d’Etat lançant un appel à une « mobilisation populaire ». Il a ainsi assuré que les chefs des partis politiques traditionnels étaient « prêts à tout pour empêcher le changement » ajoutant qu’ « ils sont désespérés » et qu’ « un coup d’Etat est en cours ».

Pour rappel, les principaux partis italiens, après n’avoir pas réussi à élire un successeur au président sortant italien en cinq tours de scrutin, ont alors sollicité dans la journée de samedi Giorgio Napolitano, respecté par tous et partout dans le pays, pour sortir de l’impasse politique qui touche actuellement l’Italie.

En effet, le Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi avait décidé de ne pas participer au scrutin, son allié de la Ligue du Nord de voter bulletin blanc. Même chose pour les centristes du chef du gouvernement sortant Mario Monti. Le Parti démocrate (PD) de Pier Luigi Bersani avait décidé dès vendredi soir, après l’échec de son candidat, M. Prodi, de voter blanc lui aussi lors de ce cinquième scrutin. Giorgio Napolitano ne voulait pas dans un premier temps assumer la charge de président pour une nouvelle fois en raison de son âge.

Lu sur Libération

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !