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Nouri al-Maliki a annoncé jeudi soir renoncé au poste de Premier ministre
Nouri al-Maliki a annoncé jeudi soir renoncé au poste de Premier ministre
©Reuters

Du changement

Irak : Nouri al-Maliki renonce au pouvoir, les Etats-Unis parlent d'"un grand pas en avant"

"J'annonce devant vous aujourd'hui le retrait de ma candidature au profit du frère Haïdar al-Abadi", a déclaré l'ex-Premier ministre irakien jeudi soir dans une allocution télévisée.

Nouri al-Maliki a fini par céder. Le Premier ministre irakien sortant, qui refusait d'abandonner son poste, a finalement jeté l'éponge ce jeudi soir. "J'annonce devant vous aujourd'hui le retrait de ma candidature au profit du frère Haïdar al-Abadi", a-t-il déclaré jeudi soir dans une allocution télévisée, avec à ses côtés le Premier ministre désigné et d'autres responsables irakiens. Il a expliqué qu'il cherchait ainsi "à faciliter le processus politique", non sans avoir défendu son bilan durant huit ans au pouvoir, pourtant extrêmement critiqué.

Après un mois de crise et alors que alors les critiques à son encontre étaient de plus en plus virulentes, Nouri al-Maliki s'est donc résolu à quitter le pouvoir, après avoir y passé huit années.  Haïdar al-Abadi est donc chargé de former rapidement un gouvernement d'union à même de combattre l'offensive de l'Etat islamique. Ceux-ci se sont en effet  emparés de pans entiers du territoire forçant les Etats-Unis à lancer des frappes aériennes ciblées et à livrer des armes aux soldats kurdes.

La décision de Nouri al-Maliki a d'ailleurs été saluée par Washington qui parle d'un "grand pas en avant" pour l'Irak, comme l'a estimé jeudi soir Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale du président américain Barack Obama. Elle a aussi souligné que le nouveau chef du gouvernement, Haïdar al-Abadi, avait reçu des messages de soutien "du monde entier". "C'est encourageant et nous espérons que cela permettra de placer l'Irak sur une nouvelle voie et d'unir son peuple contre la menace que représente l'Etat islamique". Pour sa part, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en Irak, Nickolay Mladenov assure que "la décision de M. al-Maliki démontre son intelligence d’homme d’Etat et son attachement au processus démocratique et à la Constitution". Il a ajouté qu’il s’agissait "d’un pas historique pour un pays qui a trop longtemps souffert des effusions de sang et de la violence". A Haïdar al-Abadi de jouer donc. 

lu sur le Huffington Post

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