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Irak : la Française Mélina Boughedir condamnée pour appartenance à l'État islamique
©STRINGER / AFP

Procès

Irak : la Française Mélina Boughedir condamnée pour appartenance à l'État islamique

La jeune française, qui risquait la peine de mort, a été condamnée à la perpétuité.

La ressortissante française Mélina Boughedir, qui avait rejoint l'Etat islamique en 2015 avec son mari et ses enfants, a été condamnée ce dimanche à la perpétuité, par la Cour de cassation irakienne, pour son appartenance au groupe terroriste.

En février, la Cour pénale centrale de Bagdad avait ordonné la libération et l’expulsion de la jeune femme de 27 ans, accusée seulement "d'entrée illégale" en Irak. La Cour de cassation irakienne avait ordonné un nouveau procès, cette fois pour terrorisme, et la jeune femme a finalement été reconnue coupable de ce chef d'inculpation ce dimanche. En vertu de la loi antiterroriste, elle était passible de la peine de mort.

Samedi, à la veille de l'audience, l'un de ses avocats, Me Martin Bradel a posté sur Twitter une lettre ouverte adressée au ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Les défenseurs de la jeune femme y accusent le ministre "d'ingérence inacceptable" et de "faute morale et politique" : pour eux, Jean-Yves Le Drian a "gravement foulé au pied les principes fondamentaux, la présomption d'innocence, la séparation des pouvoirs, les droits de la Défense [...] et bien sûr le principe de non-ingérence dans les affaires d'un État étranger" jeudi lors d'une interview sur LCI.

Le ministre y avait déclaré : "Madame Boughedir est une combattante. Quand on va à Mossoul en 2016, c’est pour combattre et donc elle est jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale. Elle a combattu contre les unités irakiennes, elle est jugée en Irak. Nous n’avons pas vocation à nous mêler des jugements". Il avait précisé : "nous condamnons totalement la peine de mort" et "nous souhaitons qu’elle ne soit pas appliquée en Irak".

Pour les avocats, la position du ministre "ne peut être qu’interprétée (…) comme une pression inacceptable sur la justice irakienne et comme l’illustration si besoin était de [sa] volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que [leur] cliente ne revienne pas en France".

Lu dans 20 Minutes

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