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Intervention armée en Syrie : souvenez-vous quand Hollande appelait à un vote du Parlement sur la guerre en Irak
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C'était le bon temps

Intervention armée en Syrie : souvenez-vous quand Hollande appelait à un vote du Parlement sur la guerre en Irak

Le 26 février 2003, en tant que Premier secrétaire du Parti socialiste, il exigeait que les députés soient associés à la position du gouvernement, en vue d'une éventuelle action militaire en Irak.

Le temps passe, les idées évoluent. Les fonctions ne sont plus les mêmes, les responsabilités aussi. François Hollande en tant que président de la République n'agit plus de la même manière que lorsqu'il était le patron du PS. Preuve en est sur sa manière de gérer en France la crise syrienne. Alors que l'opposition et quelques personnalités de la majorité souhaitent un vote du Parlement avant toute éventuelle action militaire en Syrie, pour le moment François Hollande leur refuse ce débat. Mais il doit se souvenir qu'il avait la même requête dix ans auparavant.

En effet, le 26 février 2003, en tant que Premier secrétaire du Parti socialiste, il exigeait que les députés soient associés à la position du gouvernement, en vue d'une éventuelle action militaire en Irak. Il appelait aussi à ce que le Parlement soit associé à la position du gouvernement. Ainsi, en tant que député, il  exigeait "la primauté du droit". "Nous devons poursuivre, vous l'avez dit, monsieur le Premier ministre (Jean-Pierre Raffarin à l'époque ndlr), tous les efforts de désarmement par la paix", affirmait-il à l'Assemblée. Une plaidoirie qu'il poursuivait  en évoquant la menace d'un veto français à l'ONU contre une intervention américaine. "Le recours éventuel au veto, comprenons-le tous, est la suite logique de la position de la France, dès lors qu'elle considère sincèrement que cette guerre est inutile et dangereuse. Certes, nous n'en sommes pas encore là". 

Et de conclure son argumentaire : "Le moment décisif approche, à mesure que la discussion de la résolution au Conseil de sécurité se précise. C'est pourquoi je demande, au nom des socialistes, qu'un autre débat, cette fois-ci avec vote, puisse être prévu au Parlement avant que la France n'ait à faire connaître sa décision". Autres temps, autres mœurs.

Lu sur Le Figaro.fr

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