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Le mirage de 
"l'internet civilisé"
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Surveiller et punir

Le mirage de "l'internet civilisé"

Le premier "G8 de l'Internet" voulu par Nicolas Sarkozy ne fait pas l'unanimité sur la toile.

Le "G8 de l'Internet" organisé mardi par Nicolas Sarkozy accueillera des personnalités de premier plan de la toile, comme le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg. L'objectif affiché par le président français au mois de janvier 2011 était de parvenir à "trouver un chemin pour un Internet civilisé." 

Ce terme d'Internet civilisé intrigue, voire inquiète, la blogosphère qui y voit plutôt une tentative de reprise en main ou de censure. Le blogueur Jean-Marc Manach fait ainsi le lien avec la politique chinoise :

"Non content d’abandonner les cyberdissidents aux bons soins de leurs dictateurs, et de placer la France en tête des pays qui restreignent les libertés sur l’Internet, Nicolas Sarkozy a donc repris à son compte la notion d’”internet civilisé” introduite par la République populaire de Chine en 2006 afin de justifier sa Grande e-muraille de Chine, créée pour surveiller, filtrer et censurer l’Internet chinois."

Manach note également que la liste des invités au G8 de l'Internet compte 70 PDG pour seulement 10 ONG.

L'initiative française laisse de marbre le site américain Big Think :

"Comment en sommes-nous arrivés là, pour que des intellectuels français déterminent la direction du Web ? D'un certain point de vue, la notion d'un "Internet civilisé" est une erreur faite par des personnes parmi les plus intelligentes du monde qui ne comprennent pas que le Web a été conçu pour être un peu en fouillis, un endroit où de petites pièces à peine connectées peuvent accomplir des choses incroyables que les organisations les mieux conçues et régulées ne pourront jamais atteindre."

Lu sur Owni

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