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Hollande n’est pas pour
la légalisation du cannabis
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Un dimanche en campagne

Hollande n’est pas pour la légalisation du cannabis

Le PS prend ces distances avec les propositions d’Eva Joly, François Bayrou rassemble ses troupes, Jean-Luc Mélenchon part à la conquête de la mer.

Voici les grands moments de cette journée de campagne :

- Jean-Luc Mélenchon : En meeting sur l’île de La Réunion, le candidat du Front de gauche a relativisé l’importance de la dette française. "La dette, c'est aussi 12% du total de la richesse créée en France. Donc le problème, ce n'est pas la dette, c'est le partage des richesses". Et en parlant de richesse, il en a trouvé une juste sous ses yeux : "Nous sommes le deuxième territoire maritime du monde. La mer, c'est de l'énergie, des métaux, des ressources, des milliers d'emplois pour la France. Pensons grand. Voyons loin. Il faut que le peuple s'empare de ce nouvel horizon avant que le grand capital ne vienne le piller."

- François Bayrou : Le candidat du Modem veut redresser la France. Devant 6500 personnes rassemblées au Zénith de Paris, il rappelle qu’il est "né dans un milieu où on trimait dès 6 heures du matin (...) et ça pour gagner rien que le juste nécessaire""Ce qui a nourri la crise, c'est une série de mauvaises décisions", a-t-il ajouté. "Si les erreurs viennent de chez nous, alors, et c'est cela la bonne nouvelle, nous pouvons les corriger !", s'est-il exclamé. Pour cela, il propose notamment de "sortir du surendettement"et de "reconstruire le produire en France".

- François Hollande : Alors qu’il fait son marché à Bastia, dimanche matin, le candidat socialiste veut recentrer le débat sur "les urgences" : "pouvoir d’achat, précarité, chômage, inégalités", plutôt que de se laisser absorber par le thème de la sécurité. François Hollande, tout en goutant au jambon ou aux oursins locaux, s’est dit déterminé à garder "sang froid et sérénité". En fin de journée, Bruno Le Roux, son porte parole, revient sur les propos d'Eva Joly. La candidate EELV préconise la légalisation du cannabis pour "saper l'économie parallèle à la base" et lutter contre le trafic d'armes. "Cette question ne figure pas dans l'accord qui a été signé avec les Verts", a précisé Bruno Le Roux. 

- Nicolas Sarkozy : Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, promet de fournir "un chiffrage des mesures proposées par le président-candidat. Seule information pour le moment : il s'agit d'un "montant pas très élevé"

- Marine Le Pen : 2 000 personnes étaient attendues au meeting de la candidate du Front National, non loin de Nantes. En réaction aux meurtres du Sud Ouest, Marine Le Pen promet d’aller dans "toutes les caves des banlieues de France" afin d’en sortir "toutes les armes, une à une". Ses cibles : le Medef, accusé de favoriser "l’immigration de masse (…) pour peser à la baisse sur le salaire des ouvriers français", et Bernard-Henri Levy, dont "l’influence putride" aurait poussé la France à s’engager en Libye et à y installer "un gouvernement de djihadistes".

- Nicolas Dupont-Aignant : invité du "Grand rendez-vous" dimanche matin (Europe 1/I-télé/Le Parisien), le candidat de Debout la République propose de "renforcer les douanes", "replacer les postes de policiers et gendarmes supprimés" et "aménager 20 000 places de prison dans des casernes vides" afin de "reconstruire l’état régalien". L'après-midi, en meeting dans le sud de Paris, il raille les prétentions populistes de ses adversaires. "Il ne suffit pas d’enlever sa Rolex pour être l’enfant du peuple".

- Jacques Cheminade : le candidat de Solidarité et progrès, invité lors de la même émission que Nicolas Dupont-Aignant, déclare qu’il soutiendra au deuxième tour "François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon". Nicolas Sarkozy représente selon lui "un danger d’instabilité", et les propositions de Bayrou sur le budget ne "lui conviennent pas". Quand à Marine Le Pen ? "N’en parlons pas". "Je me sens gaulliste de gauche", conclut Jacques Cheminade.

- Philippe Poutou : Lui aussi invité du "Grand rendez-vous", il lève le voile sur sa priorité absolue : "Dégager Sarkozy et sa bande, les Morano, les Besson, les Guéant". Le candidat du NPA n’appelle pas à voter François Hollande au deuxième tour.

- Nathalie Arthaud : Invitée sur Canal+ à 13h, la candidate de Lutte ouvrière renvoie Mélenchon et Hollande dos à dos. "La politique du Front de gauche s'inscrit bel et bien dans cette future majorité de gauche, si effectivement Hollande est élu. Ces gouvernements, on les a quand même vus. Qu'est-ce qu'ils ont fait contre les licenciements et contre le chômage ? Qu'est-ce qu'ils ont fait contre les bas salaires pour les travailleurs ? Jamais rien !"

Lu sur Le Parisien

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