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"On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau" estime François Hollande.
"On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau" estime François Hollande.
©Reuters

Discours

Hollande à l'ONU : "la France entend prendre ses responsabilités" en Syrie

François Hollande a souhaité que les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ne puissent plus utiliser leur droit de véto "lorsqu'il y a des atrocités de masse".

"On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau. Assad est à l'origine du problème, il ne peut pas faire partie de la solution" a déclaré François Hollande à la tribune de l'ONU, ce lundi à New-York, avant d'annoncer que la France augmentera de 100 millions d'euros son appui aux agences de l'ONU dans les pays voisins de la Syrie qui accueillent les réfugiés.

Le président de la République a également répondu à la proposition de Vladimir Poutine : "Cette coalition est possible, même souhaitable, mais elle doit avoir une base claire" a-t-il affirmé à propos de l'accord trouvé à Genève en 2012, qui impliquait des discussions entre l'opposition et le régime basées sur le consentement mutuel.

François Hollande a par ailleurs souhaité que les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ne puissent plus utiliser leur droit de véto "lorsqu'il y a des atrocités de masses", et s'est engagé à ce que la France ne le fasse plus. Une proposition qui a été applaudie par plusieurs dirigeants mondiaux.

Peu avant son discours, François Hollande a tenu une conférence de presse surprise au siège de l'ONU, lors de laquelle il a réaffirmé que la transition en Syrie doit se faire sans Assad : "Rien n'a changé. Aucune initiative ne pourra nous faire croire qu'il faut revenir au régime antérieur (…) Il faut comprendre que ceux qui fuient aujourd'hui la Syrie sont partis à cause du régime de Bachar Al-Assad", de même qu'à cause des exactions du groupe Etat Islamique, a déclaré le président de la République devant les journalistes. 

Le président de la République a également appelé à la mise en place d'une "aide massive" pour le Liban, la Jordanie et la Turquie, des pays frontaliers où se rendent un grand nombre de réfugiés syriens. Il a rencontré les dirigeants de ces deux derniers pays à New York.

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