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Les pays du G7 viennent de s'engager officiellement à ne plus acheter de pétrole russe.
Les pays du G7 viennent de s'engager officiellement à ne plus acheter de pétrole russe.
©OZAN KOSE / AFP

Durcissement des sanctions

Guerre en Ukraine : les pays du G7 s'engagent à ne plus acheter de pétrole russe

Le G7 tenait ce dimanche sa troisième réunion de l'année en présence de Volodymyr Zelensky. Selon Washington, « le G7 tout entier s'est engagé aujourd'hui à interdire ou supprimer progressivement les importations de pétrole russe ». La Maison Blanche a annoncé en parallèle de nouvelles sanctions contre les médias russes.

Une nouvelle étape importante vient d’être franchie de la part des pays occidentaux dans le cadre des sanctions contre la Russie. Les pays du G7 s'engagent à ne plus acheter de pétrole russe à l’issue d’une réunion ce dimanche, en présence du dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky.

« Le G7 tout entier s'est engagé aujourd'hui à interdire ou supprimer progressivement les importations de pétrole russe », a annoncé ce dimanche 8 mai la Maison Blanche dans un communiqué.

Cette décision « va porter un coup dur à la principale artère irriguant l'économie de (Vladimir) Poutine et le priver des revenus dont il a besoin pour financer sa guerre » contre l'Ukraine, selon les précisions de l'exécutif américain.

Le communiqué ne précise pas quels engagements exactement a pris chacun des membres du G7, à savoir l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon, et le Royaume-Uni.

Alors que Vladimir Poutine s'apprête à célébrer lundi la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie, ses actions en Ukraine « couvrent la Russie et les sacrifices historiques de son peuple de honte », s'indignent les pays du G7 dans un communiqué commun.

Le G7 tenait dimanche, en visioconférence, sa troisième réunion de l'année. Le choix de la date était hautement symbolique. Les Européens ont commémoré le 8 mai et la fin de la Seconde guerre mondiale. Cette réunion se tenait aussi à la veille de la parade militaire du 9 mai en Russie, qui marque la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie.

Dans le cadre des sanctions, les Etats-Unis avaient d'ores et déjà interdit l'importation d'hydrocarbures russes. Les Etats membres de l'Union européenne, beaucoup plus dépendants de la Russie, continuaient à mener d'intenses tractations pour mettre en place un embargo sur le pétrole russe.

Washington a aussi annoncé dimanche dans un communiqué de la Maison Blanche une nouvelle salve de sanctions contre la Russie. Deux domaines principaux sont concernés : les médias et l'accès des entreprises et des grandes fortunes russes aux services de conseil et de comptabilité dont les Américains et les Britanniques sont les grands spécialistes mondiaux.

Les Etats-Unis vont sanctionner les chaînes de télévision Pervy Kanal, Rossiïa-1, et NTV. Il sera interdit à toute entreprise américaine de les financer par de la publicité ou de leur vendre des équipements.

Si les Européens avaient les liens industriels les plus étroits avec la Russie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni dominaient en revanche l'univers des services, au travers notamment des « Big Four », les quatre géants mondiaux de l'audit et du conseil Deloitte, EY, KPMG et PwC.

Les Etats-Unis ont aussi annoncé de nouvelles interdictions d'exportation de produits américains vers la Russie, sur toute une série de biens d'équipement allant des bulldozers aux systèmes de ventilation en passant par les chaudières.

Washington va aussi imposer des restrictions de visa à 2.600 personnalités russes et bélarusses et prendre des sanctions contre des responsables des banques Sberbank et Gazprombank.

Le Figaro

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