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Grande-Bretagne : Des bots russes ont tenté d'influencer les élections de juin 2017 en faveur de Jeremy Corbyn
©DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

Menace 2.0

Grande-Bretagne : Des bots russes ont tenté d'influencer les élections de juin 2017 en faveur de Jeremy Corbyn

De faux comptes Twitter ont joué un rôle clé durant les élections britanniques en juin 2017 en faveur du candidat travailliste Jeremy Corbyn. Ces bots auraient été générés depuis la Russie.

Selon des informations de la rédaction du journal britannique The Sunday Times, des tentatives d'interférence russe auraient été décelées lors des dernières élections générales. Le candidat travailliste Jeremy Corbyn aurait bénéficié de cette intrusion illégale dans la campagne.

La rédaction du journal The Sunday Times a travaillé aux côtés de l'Université de Swansea. Ils ont découvert que 6 500 comptes Twitter russes se sont ralliés aux travaillistes quelques semaines avant l'élection de l'an dernier, en juin 2017. Ces ralliements ont permis de diffuser massivement des messages de soutien afin d'atteindre de très nombreux électeurs. Les candidats conservateurs ont également été la cible d'attaques et de messages négatifs de la part de ces mêmes comptes. 
Ces milliers de comptes Twitter russes étaient, en réalité, dissimulés derrière des noms britanniques féminins. Les profils concernés ont inondé le public de messages politiques et ont ainsi pu tenter d'influencer et de faire basculer le vote. Selon l'étude réalisée, 80% de ces bots, de ces faux comptes, ont été générés quelques semaines avant la période des élections législatives du 8 juin 2017.
Des messages et des actions ciblées ont été générés dans les moments clés de la campagne par ces comptes. L'étude a notamment démontré que ces robots ont aidé Jeremy Corbyn à utiliser l'attentat de Manchester en argument de camapgne. De très nombreux messages critiquant la décision de Theresa May de réduire les effectifs de police, lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur, ont été par exemple massivement retweetés. Le parti travailliste réfute ces accusations et dément avoir eu recours à cette méthode des bots sur Twitter.  
Cette découverte relance donc le débat sur l'influence de puissances étrangères lors des scrutins électoraux. L'élection présidentielle américaine était au cœur de ce sujet avec de forts soupçons sur l'influence russe lors de l'affaire de la messagerie privée de la candidate démocrate, Hillary Clinton. Des milliers de comptes russes pro-Trump sont également accusés d'avoir influencé l'élection de 2016. Une enquête est d'ailleurs toujours en cours.   
Lu sur RFI

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