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Le maire de Tourcoing était le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP en 2014.
Le maire de Tourcoing était le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP en 2014.
©Reuters

A bon entendeur...

Gérald Darmanin pense que Nicolas Sarkozy "se trompe" et "semble ne pas comprendre la séparation et l’incompréhension entre lui et le peuple de droite"

Le maire de Tourcoing s'explique dans Le Parisien : "La ligne identitaire ne peut pas être l’alpha et l’oméga de la future campagne. Il faut un équilibre entre l’autorité et le social, entre la fermeté et la solidarité."

Sa parole se libère. Le maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, qui vient de quitter la direction des Républicains, critique avec virulence Nicolas Sarkozy, dans Le Parisien publié dimanche. "Je le dis clairement : en ce moment, il se trompe. Il semble ne pas comprendre la séparation et l'incompréhension entre lui et le peuple de droite qui exigerait une remise en question de sa part", dénonce M. Darmanin, nouveau vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Dès le début de l'interview, il est clair, pas de divorce, mais des divergences d'opinion : "Je ne suis pas en conflit avec Nicolas Sarkozy. Mais je ne suis pas en accord avec l’orientation qu’il semble prendre. Notre parti est une maison commune où les tendances politiques doivent être équilibrées. Fonder l’essentiel de nos propositions sur l’identitaire, c’est loin du discours social, méritocratique et républicain qu’attendent les Français."

Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, deux ans tout juste, le maire de Tourcoing était le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP en 2014. Mais, déjà, il avait déjà annoncé son intention de quitter la direction nationale des Républicains et encouragé Nicolas Sarkozy à changer "d'entourage et de méthode". Et de regretter dans les colonnes du quotidien : "Nicolas Sarkozy avait réussi à créer ce magnifique désir du 'rêve français' en 2007. Nous ne retrouvons pas cette magie. J'en suis nostalgique".

Il fustige aussi les récentes nominations au sein de la direction de LR: "Malgré leurs qualités personnelles, la nomination de Guillaume Peltier et Guillaume Larrivé est révélatrice du choix d'une certaine ligne politique, qui n'est pas tout à fait la mienne". "Et comment prétendre qu'on fait de la politique autrement avec la nomination d'un numéro 2 (NDLR, Laurent Wauquiez) qui est président de la deuxième région de France tout en restant député ?", s'emporte-t-il.

"Oui, la France est désormais culturellement à droite", explique M. Darmanin. "Mais cela ne veut pas dire qu'elle est de droite identitaire. La ligne identitaire ne peut pas être l'alpha et l'oméga de la future campagne". "Il faut un équilibre entre l'autorité et le social, entre la fermeté et la solidarité", préconise ce proche de Xavier Bertrand.

Lu sur Le Parisien

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