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Fraude à la TVA: le fisc réclame 1,8 million d’euros au micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne

Selon Le Canard enchaîné, il s’agit d’un "redressement" qui porterait sur 2012.

Dans son numéro à paraître mercredi 25 octobre, Le Canard enchaîné affirme que "le fisc réclame près de 2 millions d'euros au mouvement Jeanne" - le micro-parti au cœur de l'organisation des campagnes électorales FN depuis que Marine Le Pen en est présidente - dans le cadre des campagnes électorales de 2012. D'après Le Canard, il s’agit d’"un impôt sur les sociétés d'un montant de 88.134€ (auquel il convient d'ajouter 20.094€ de pénalités de retard), mais l'Etat exige également de Jeanne qu'elle allonge 1.374.252€ au titre des impayés de TVA (plus 334.317€ de pénalités)" car "le micro-parti était tout sauf une structure à but non lucratif". "Sa fine équipe s'est plutôt comportée comme une petite entreprise aux intérêts hautement commerciaux" via des prestations commerciales et bancaires facturées aux candidats FN de 2012, ajoute l’hebdomadaire satirique.

"C'est dingue fiscalement de nous reprocher ça"

Mais le micro-parti conteste ce redressement. Axel Loustau, trésorier de Jeanne, mis en examen à ce titre dans l'enquête sur le financement des campagnes FN 2012, a confirmé à l'AFP qu'"1,8 millions d'euros de redressement ", son exigés par le fisc. Et d’ajouter : "On est comme n'importe quel contribuable sous le coup d'un contrôle fiscal, car l'administration a décrété qu'on avait une activité soumise à TVA". "C'est dingue fiscalement de nous reprocher ça", fustige-t-il, car selon lui "il y avait une particularité de Jeanne, qui faisait que ça ne devait pas être fiscalisé".

Cette demande de redressement est d’après lui "appuyée sur la procédure pénale, on voit d'où ça vient, sauf qu'on n'est pas condamnés pénalement, le fisc est une administration à part, il n’est pas là pour faire du pénal", a-t-il ajouté. Le conseiller régional FN a également affirmé être "passé il y a quelques jours devant la commission départementale", chargée de traiter les contentieux avec l'administration fiscale. "Il s'est passé quelque chose de très bon pour nous puisque le responsable de la commission départementale a plutôt remonté les bretelles des vérificateurs" du fisc, se félicite-t-il. "Mais s'il faut aller jusqu'au tribunal administratif, on ira et on sera sûrs de gagner", a-t-il encore assuré.

 

Lu sur Le Point
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