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François Hollande a affirmé son désaccord avec Jean-Claude Juncker
François Hollande a affirmé son désaccord avec Jean-Claude Juncker
©Reuters

Réfugiés

François Hollande rejette à son tour l'idée des quotas de migrants en Europe

Lors d'une conférence de presse conjointe avec Angela Merkel, le chef de l'Etat s'est opposé à l'idée de la Commission européenne sur les quotas obligatoires.

"Il n'est pas question qu'il y ait des quotas d'immigrés", a affirmé François Hollande lors d'une conférence de presse conjointe avec Angela Merkel à Berlin. Cette déclaration fait suite à l'idée formulée par Jean-Claude Juncker : appliquer des quotas obligatoires pour assurer une meilleure répartition des réfugiés en cas de crise,  notamment en mettant en place des transferts de demandeurs d'asile d'Etat à Etat au sein de l'Union européenne.

François Hollande s'est toutefois montré ouvert à une meilleure "répartition" des réfugiés. De son côté, la chancelière a expliqué que les ministres allemand et français de l'Intérieur avaient été chargés "de réfléchir" aux propositions de la Commission européenne. "Il y a beaucoup de questions qui méritent approfondissement", a-t-elle concédé. "Que faire de ceux qui n'ont pas la possibilité de recourir au droit d'asile?", s'est-elle interrogée. "Je suis sûre que là-dessus, nous aurons une position franco-allemande d'ici peu", a-t-elle conclu.

Auparavant, Manuel Valls a qualifié devant l'Assemblée nationale le recours aux quotas de "faute morale et éthique". "Je suis contre l'instauration de quotas de migrants", a-t-il déclaré samedi lors d'une visite à la frontière franco-italienne.

Bernard Cazeneuve défend quant à lui l'idée d'un "mécanisme de répartition solidaire"  tenant compte "des efforts déjà faits" par les pays 'en matière d'accueil'. "Sur 28 pays de l'Union européenne, cinq seulement accueillent 75% des demandeurs d'asile", a-t-il insisté. "À partir du moment où ce sont des critères qui président à l'accueil des demandeurs d'asile, l'utilisation du concept de quotas n'a pas de sens", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Lu sur Le Figaro

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