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François Fillon pense que son score s'est "construit depuis des années"
©Thomas SAMSON / POOL / AFP

Engagé

François Fillon pense que son score s'est "construit depuis des années"

"Je pense que vous devriez vous en méfier.", a-t-il déclaré.

Invité du 20h de TF1, François Fillon s'est exprimé après sa première place au premier tour de la primaire à droite. "Mais comment ne pas être soucieux lorsque l'on voit les difficultés de notre pays. Cette compétition c''est pas une émission de télé-réalité. Cette élection signifie des responsabilités écrasantes.", a-t-il déclaré. "Il faut répondre à cette souffrance, cette colère et cette révolte", a-t-il ajouté.

Selon lui, il ne s'agit pas d'une revanche. "J'ai construit un projet depuis 3 ans. Ce projet est très réaliste. J'ai toujours eu la conviction que ce projet rencontrerait l'attente des électeurs de la droite et du centre . Ce n'est pas une surprise pour moi", a-t-il assuré. "Je reconnais que ce programme est un programme difficile mais pour redresser un pays on ne va pas choisir une méthode à l'eau tiède", a-t-il ajouté.

"Une forme de révolte du peuple français" 

En ce qui concerne les électeurs, il pense qu'ils "ne se laisseront pas avoir par un scénario écrit d'avance". "Il y a une forme de révolte du peuple français contre ce qu'ils appellent la classe dirigeante. Le fait qu'on leur assène des sondages jour après jour participe à ce sentiment de rejet des Français", a déclaré François Fillon. Il s'est aussi exprimé au sujet de son score inattendu de 44 % au premier tour de la primaire à droite. "Je crois que c'est un score qui est construit depuis des années. Je pense que vous devriez vous en méfier. C'était très difficile de mesurer l'électorat de cette primaire". "Pour que ces Français aient choisi à un pourcentage aussi élevé de me soutenir, c'est qu'ils ont adhéré à ce projet. Donc, je ne crains pas le retournement". 

François Fillon a aussi été interrogé sur ses méthodes pour redresser le pays. "Les méthodes que je propose sont des méthodes utilisées par nos pays voisins notamment les socialistes allemands, par Monsieur Renzi en Italie ou Monsieur Blair en Grande-Bretagne. Aujourd'hui, il faut un changement profond, une transformation du pays. Ce que je constate c'est qu'il y a une majorité de Français qui le souhaite", a-t-il souligné.

Attaqué par Allain Jupé sur sa vision "extrême traditionaliste", François Fillon a estimé : "On est manifestement dans une caricature, dans une tentative pour remonter la pente". 

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Les 35 heures

Interrogé sur le coût d'une augmentation du temps de travail pour les fonctionnaires de 35 à 39h, François Fillon a expliqué  : "Je considère que les 35 heures sont une des raisons des graves difficultés que nous rencontrons aujourd'hui. Les 35 heures ont généré des coûts en matière de dépense publique. Alain Juppé souhaite revenir sur les 35 heures simplement pour les salariés du privé. Quel est ce genre de justice sociale ? Je veux que l'ensemble des fonctions publiques passent progressivement à 39 heures. Naturellement, il y aura une négociation. Il faut que les gains de productivité soient partagés", a-t-il assuré. Pour lui, il faut "revenir à un temps de travail qui était le nôtre avant". 

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"Une nouvelle page"

Questionné sur sa relation avec Nicolas Sarkozy, François Fillon a assuré qu'il avait "du respect" pour l'ancien chef de l'État. "Je l'ai remercié pour la position qu'il a pris", a-t-il ajouté. Cependant, il a assuré que maintenant il veut "créer une nouvelle page". 

En ce qui concerne sa position par rapport à la Russie, il a assuré que ce pays est "le plus grand du monde et qu'il ne construit en rien une menace pour notre sécurité." En parlant de la guerre en Syrie, François Fillon pense qu'il n'y a que deux solutions pour y mettre fin : "Une intervention massive des Occidentaux ou un accord avec tous les gens qui sont sur le terrain sauf Daesh, bien évidemment". 

 

 

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