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"Penelopegate" : "Ce n'est pas la justice que l'on cherche, mais à me casser et à casser la droite", estime François Fillon
©Reuters

Contre vents et marées

"Penelopegate" : "Ce n'est pas la justice que l'on cherche, mais à me casser et à casser la droite", estime François Fillon

Le vainqueur de la primaire de la droite et du centre a tenu un meeting jeudi soir à Charleville-Mézières, dans les Ardennes.

  • Selon un sondage Elabe, François Fillon serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle
  • D'après le Canard Enchaîné, l'épouse de François Fillon aurait touché 330 000 euros supplémentaires, et deux de ses enfants 84 000 euros en tant qu'assistants parlementaires
  • L'ancien Premier ministre a demandé aux parlementaires des Républicains de "tenir 15 jours" derrière lui

>>>> À lire aussi : Fillon, retrait ou non? 50/50 chez les sympathisants de droite et du centre; Alain Juppé plan B privilégié par 42% d'entre eux

Mise à jour 21h48 : "Plus personne ne croit que la campagne de François Fillon est sauvable", affirme Henri Guaino

"Je dis tout haut ce que tous les parlementaires pensent tout bas : Fillon est fini (…) Comment voulez-vous demander à tout le monde des sacrifices et assister à ça aujourd'hui ? Il ne peut plus défendre son programme. Ce serait mieux pour tout le monde que François Fillon renonce à se présenter", a estimé l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur BFM TV. 

"Gérard Larcher pourrait jouer un rôle important", selon Jean-Frédéric Poisson

"Je souhaite que François Fillon soit notre candidat mais il faut faire vite. Le délai de 15 jours est trop long. Il faut que François Fillon apporte au plus tard ce week-end des éléments rassurants", a déclaré Jean-Frédéric Poisson.

"Nous sommes dans un temps d'union sacrée, j'appelle à éviter les querelles de génération en cas de désistement", a-t-il ajouté. 

Nicolas Sarkozy "glousse de plaisir", confie anonymement un proche cité par Le Parisien

Selon les indiscrétions du journal Le Parisien, l'ancien chef de l'État se délecte en privé de la tempête médiatique que traverse son ancien Premier ministre depuis le 25 janvier. 

"Il glousse de plaisir (…) Il savoure, on le sent qui rigole (…) Il a toujours dit que Fillon n’était pas quelqu’un de franc (…) Il s’en mêle trop, il parle trop. Ça balance !", confient plusieurs "visiteurs" de Nicolas Sarkozy, cités par le quotidien. 

20h00 : Le meeting de François Fillon est maintenant terminé 

François Fillon : "L'Ecole était le creuset de la République. Elle en est désormais le caveau. Obsédés par leur furie égalitariste, nos idéologues ont tout simplement oublié que l’école était là pour transmettre des connaissances".

"Malgré des impôts sans cesse plus lourds, nous avons accumulé à force de déficits un stock monstrueux de 2200 milliards de dettes", répète l'ancien Premier ministre.

"Il ne suffit pas de descendre de Paris deux heures avec un cortège de journalistes pour comprendre un pays et entendre ce qu’il a à dire (…) Pendant trop longtemps, les politiques n’ont pas voulu voir la désindustrialisation. Ils ont considéré qu’il fallait s’y résoudre".

"Je suis sous le feu continu d'attaques d'une violence inouïe", estime François Fillon.

"Nos socialistes vivent dans un monde parallèle. L’économie de Monsieur Hamon est celle de la pénurie organisée"

"Nous sommes les seuls à vouloir vraiment redresser notre pays. On voudrait nous éliminer de la course à la présidentielle. Au profit de quoi ? Au profit de qui ?", s'interroge François Fillon.

"J'éprouve une colère froide face à toute cette meute qui se complaît dans cette entreprise de démolition. Ce n'est pas la justice que l'on cherche, mais à me casser et à casser la droite (…) Je comprends que ces accusations troublent certains en raison de leur martèlement", a concédé le vainqueur de la primaire de la droite et du centre.

"C'est réconfortant, bon d'être ici avec vous, loin de l'agitation malsaine du microcosme. Je suis actuellement sous le flot continu des attaques d'une violence inouïe, du jamais-vu sous la Ve République et même sous la IVe République, pourtant connue pour ses barbouzeries. Il n'y pas de meilleur endroit pour vous parler de courage et de résistance", a tout d'abord déclaré François Fillon devant ses soutiens ardennais, avant d'évoquer sans détour les accusations qui pèsent sur sa femme, et désormais sur ses enfants. 

En pleine tempête médiatico-judiciaire depuis les révélations du Canard Enchaîné sur les emplois fictifs dont aurait bénéficié son épouse Penelope, François Fillon a tenu à se montrer "combatif" en arrivant jeudi soir à Charleville-Mézières, où il tenait un meeting : "Je ne répondrai à aucune de vos questions, je suis là pour parler de ce qui intéresse les Français", a-t-il lancé aux journalistes avant son intervention, admettant se sentir "comme quelqu'un attaqué de tous les côtés de façon injuste".

Vu sur France Info

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